lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
Que devient-elle ?
bientôt....
nouvelle vague, vie, année...
lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
" Adultes
s’abstenir ! "
Que cette boîte aux lettres est surprenante parfois… Un carton d’invitation pour une soirée entre amis, entre couples
célibataires et sans enfant, cette fois-ci. Ça c’est super chouette ! Elle s’est dit que pour un dîner en semaine, cela valait le coup de retenter l’expérience (souvenez-vous des enfants prodiges) même si pour cela il fallait à nouveau retrouver le couple hiver, celui dont tout leur réussi, où leur vie est façonnée de routines et
d’astreintes. Et pourtant, par leurs petits côtés maternels, attachants, sécurisants et amis sincères, tout le monde est flatté par l’invitation, comme si nous étions des personnes considérées
comme indispensables et de bons ingrédients pour que la mayonnaise prenne. Un dîner, une table, une nappe sortie de l’armoire, sentant encore l’amidon, les vaisselles anciennes, tout ce déballage
signe de richesse, qu’ils ont hérité de leur grande tante. Oui, vous savez celle qui a fait fortune et passée le reste de sa vie, dans un petit manoir, sans prétention, sur les bords de
Nice…
Mais cette fois-ci, Betty, ne s’est pas laissé prendre ! Par un petit texto, elle s’est vue confirmer que cette soirée ne serait en aucune façon le duplicata de celle passée à leurs côtés la semaine dernière.
Ne croyez-pas qu’elle soit impolie ni irrespectueuse mais pour son bien-être, reparler des couches et des examens à venir où en passent de le devenir, cela n’aurait pas été bénéfique pour son moral. Tututut… les enfants, elles les adorent mais ce qu’elle ne supporte pas, c’est la représentation que les parents en font. Façonner les enfants à leur image ne doit pas être un loisir ni un challenge.
Les amis de Betty sont vos amis mais les vôtres ne peuvent être dans son répertoire puisqu’elle ne les connait pas assez et méfiante en amitié comme en amour, elle se préserve ainsi. Pensez-donc, si on se rencontrait lors d’une soirée ! Patatras, l’anonymat ne serait plus d’actualité et qui sait, quelle déception serait de converser avec Betty au cours d’une soirée. N’oubliez pas, que celui-ci est composé, d’un apéritif dinatoire, d’une entrée, d’un plat, parfois d’un plateau de fromages, d’un dessert et d‘un café pousse (cognac pour les amateurs). Pour avaler tout ceci, il en faut de la conversation ! Croyez-la, parfois vos voisins ou voisines sont à mourir et dès l’apéritif, vous ressentez comme un picotement à vous échapper mais quelle source d’inspiration pour Betty.
Nouveau décor : nous étions composés d’adultes consentants, de couples sans la présence de leurs progénitures (confiés à une nounou d’un soir), de célibataires et d’esprits libres. L’entrée en matière et la soirée furent pluss que délicieuses. Les discussions allaient bon train. Tout ce petit monde s’emballait : des rires, des jeux de mots, des histoires, des souvenirs, des expériences sexuelles (oui, vous savez les premiers émois), les relations Homme Femme au travail, le monde des internautes, les pratiques de certains boosters et patati et patata.
Au café, tous un peu surexcités, certains se sont laissés même à quelques confidences des plus croustillantes et le mot partouze s’échappa d’une bouche et resta suspendu en vol, le temps que les esprits échauffés, soient à nouveau en reste de comprendre que tout ceci, était bien réel. « Comment, vous ?!? Fichtre ! Des détails, grand dieu, des détails, là maintenant, tout de suite ! »
Ne trouvez-vous point étonnant que les esprits s’échauffent dès qu’un interdit vous apparaisse sous un autre jour, surtout si celui-ci est vécu par d’autres et que d’un petit regard taquin ou envieux pour quelques convives, vous soyez à même de vous dire, que oui, ces pratiques sexuelles sont dans l’air du temps mais si tabou à en parler librement. Euphorique, cette gentille assemblée fut moins conventionnelle tout d’un coup. Elle ne s’était même pas aperçue qu’une silhouette toute menue, toute timide, était apparue au bas de l’escalier et d’une toute petite voix, s’exclama : « c’est quoi une partouze ? »
Silence, effroi sur le visage de notre hôtesse. Comment, des enfants vivent dans cette maison, des êtres si purs écoutaient nos délires depuis… d’ailleurs combien de temps ? Le vin faisant, les confidences s’étaient étirées dans le temps infini de nos bêtises d’adultes.
Sachez que les enfants choisissent souvent les moments les plus inattendus pour poser des questions embarrassantes. Notre hôtesse, rouge pivoine, gênée et s’excusant de cet aparté, s’en est allée gronder cette si jolie petite fille fêtant dans les jours à venir, ses 12 ans. Bon sang mais pourquoi donc, pourquoi sanctionner la jolie demoiselle ? Après accord parental, Betty accompagnée d’un Homme très courageux, est allée auprès d’elle pour la rassurer, l’informer par une jolie histoire, le sens de nos propos d’adultes. Betty pense qu’en refusant de parler sexualité avec les enfants, on les dirige vers des discours et des images qui échappent à notre emprise.
« Ben oui, c’est quoi une partouze » ?
Reconnaissons-le, même lorsqu’on estime qu’en matière d’éducation sexuelle les enfants ont droit à des informations claires et précises, on préfère éviter d’entrer dans ce genre de détails. La plupart des adultes seraient en phase de répondre qu’à leur âge, ils ne sont pas en droit de le savoir. Fin du problème et on passe à autre chose de plus terre à terre tout en laissant, les petits esprits perplexes de notre réaction. Fin du problème, pas sûr ! Si, cette gamine n’avait point obtenu la réponse à sa question, soyez certains qu’elle se serait arrangée pour s’informer par ses propres moyens. Imaginez, à son prof de français…et vous seriez, immédiatement convoqués à un rendez-vous avec le proviseur de son collège !
Betty est de celle qui pense qu’il ne faut pas rejeter leurs interrogations de toute nature que ce soit. Il suffit tout simplement de choisir les mots qui font, que la représentation du sujet, soit compréhensible et moins choquante que si après un goûter entre copines, elles s’évadaient par elles-mêmes sur des sites virtuels, des représentations réductrices et caricaturales, souvent mercantiles voire terrorisantes. Quels adolescents, alors, deviendront-ils ? Seront-ils respectueux les uns envers les autres ou pire encore, rentreront-ils dans la catégorie du porno chic pour leur première expérience sexuelle. Ne manquez pas de courage ou d’intelligence : affronter !
Betty et cet Homme, les joues rosies de confusion et timidité naissante, se sont tout de même creusés la tête à chercher une réponse à la fois claire, simple et adaptée pour son âge et se sont lancés ! Par une histoire imaginaire, Betty a planté le décor, les personnages et l’Homme a apporté un zest de douceur dans ses propos.
Betty se demande si un jour prochain, lors d’une autre soirée entre amis, elle devra affronter : « c’est quoi bander » ? Les enfants, y a pas à dire ! Et nous les adultes, on devrait parfois s’abstenir !
Un jour, toujours...
Coups de théatre