lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois, le p'tit grain de
folie de Betty
mi-ange, mi-démon.
=
actualité
+
rétrospection
lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois, le p'tit grain de
folie de Betty
mi-ange, mi-démon.
…où tout va bien, où tout va mal, où tout semble vous sourire, où tout semble vous détruire, où la vie vous
fait des cadeaux, où la vie vous assomme de galères, où les amis vont bien, où les amis vont mal, où tout le monde est déjà parti en vacances, où d’autres ne le peuvent, où le soleil inonde votre
paradis, où la grisaille vous fait mauvaise mine, où votre teint de pêche se décore de jolis boutons, où votre peau éblouit le miroir, où la mer brille de mille feux, où l’océan dégueule sa
mauvaise humeur et vous fait peur, où les roses sentent bon, où les pétales piquées par les gouttelettes de pluie, se fanent avant l’heure, où l’actualité vous démange, où les reportages et
images vous coupent l’appétit, où la musique vous fait des picotements partout partout, où les notes sont sans goût, où votre poulet fermier, rôti à merveille vous fait saliver, où votre dîner,
tout cramoisi ne vous laisse pas d’autre choix que de vous inscrire à des leçons de cuisine, où les coursettes au supermarché sont interminables, où les courses poursuites debout sur le caddy
vous font délirer par tant de nouveautés, où votre banquier fâché tout rouge de votre découvert vous appelle à neuf heures précises pour vous enguirlander, où votre conseiller, bien silencieux
depuis un bail vous enchante de ne point l’entendre vous proposer mille placements, où le cinéma vous a fait pleurer et sans négation possible où le 7ème art vous fait pleurer et ça
c’est le bonheur sans compter, où les Hommes peuvent être cruels, où les mâles peuvent être charmants et surprenants, où l’odeur de la cigarette vous donne la nausée, où la fumée vous rappelle
les blondes, où les oiseaux piaillent au lever du jour, où les piafs se cachent à la vue du méchant chat qui rode là, derrière la haie, où votre travail vous manque et c’est grave, où votre
profession ne vous manque pas et c’est tant mieux, où les Femmes se sentent belles, où les filles se sentent moches dans tous les sens du terme, où le garagiste vous dépanne sans retour, où le
p’tit gars en salopette grise vous gronde de n’être pas venu le consulter avant la grosse grosse panne, où la caissière tout sourire prend le temps que vous ramassiez vos p’tits achats, où la
mégère de service, bonne à gifler, vous balance vos victuailles avec son mode rien-à-foutre,
...où la flotte dite bonne à la consommation vous provoque un lavement à l’eau de javel, où l’eau du robinet, les yeux fermés, vous rafraîchit et vous apporte la santé, où on aimerait être touché
comme-ci, où on n’aime pas être touché comme ça, où on est celui qui l’aime encore, où on est celle qui ne l’aime plus, où votre facteur vous apporte au petit matin une carte postale d’un pays
lointain, où votre boîte aux lettres qui aurait du faire de votre réveil, une journée tout sourire, reste vide à jamais, où l’amour est là, où les sentiments n’existent plus, où vos pieds se
sentent légers après une nuit de danse, où vos plantes de pied, douloureuses, vous font rappeler que les talons compensés sont à proscrire pour la prochaine danse, où un touriste vous consulte
sur une terrasse d’un café pour que vous lui contiez l’histoire de votre si beau pays, où un ovni puant à souhait vous vole la seule place libre sur cette terrasse, où un chien abandonné retrouve
très vite une famille d’accueil chaleureuse et aimante, où un animal domestique se voit voler sa vie, par la méchante piqure des méchants insensibles, où la tentation vous envahit, où la voix de
raison vous dit non surtout pas, où les vilains arrivent toujours à leur fin, faim, où les gentils se font avoir, où on juge les différences, où on ne devrait jamais juger les différences, où les
sans-abris peuvent enfin prendre l’air sans couverture et profiter un peu de l’été, où les sans domicile, surtout pas fixe, sont dans une solitude absolue sans que personne ne les aide pendant
l’hiver, où une population qui manifeste se retrouve emprisonnée par esprit de liberté, où un peuple qui manifeste ne devrait le faire car la liberté est à tous sans concession ni chantage, où la
sirène des pompiers ne cesse de se faire entendre dans les contrées, où cette funeste musique devrait dans nos rêves cesser d’émettre, où les poissons sont heureux de tant de planctons retrouvés,
où les mammifères marins prisonniers de la connerie humaine se voient mourir.
Y a des jours comme ça...
dit la Fille ordinaire, à bout de souffle...
Coups de théatre