lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
nouvelle vague, vie, année...
lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
Excuse-moi monsieur, connaîtriez-vous un maître d’arme spécialiste de l’épée de Damoclès ?
Non… Mais qui est-il ?
Un boss qui se délecte, qui excelle, tel un roi dans son royaume et qui ne prend son pied qu’en divisant pour mieux régner
ses gentes dames ou braves damoiseaux. Il les convie d’un claquement de doigts à son banquet pour y travailler dans la bonne humeur dit-il, pour rire de ses bêtises, en surface, chanter par les
résultats trimestriels obtenus et danser lorsqu’on son concurrent est à terre. Mais ses joyeux lurons, intelligents, savent pertinemment bien que tout ceci est la représentation du banquet de
monsieur Guignol et qu’il adore mener sa propre danse. Il sait y faire ce monseigneur en lançant à la volée son cri, son oyez, oyez, voici venir pour vous une bien belle danse médiévale et
rentrez dans la ronde pour me servir tout court. Il alterne flatteries démesurées, aux félicitations et remarques acerbes et si injustes.
Que vous êtes jolie ce matin, dame Guenièvre et si fraîche. Que votre robe vous va à ravir, que votre teint est délicat, que votre
dossier est impressionnant ! Vous êtes l’un de mes meilleurs chevaliers, le saviez-vous très chère ? Puis de manière impromptue, il se met en position de justicier pour mieux
l’atteindre par un cinglant coup d’épée en lui vomissant au visage, son mécontentement et attribuer alors tout le mérite du travail accompli à un damoiseau, surpris de tant de sollicitude à son
égard.
La gente dame, travailleuse acharnée et ouvrière régulière vit pourtant dans un régime de stress, de terreur
parfois par les situations et ne sait jamais à quelle sauce elle va être accompagnée pour le déjeuner. Le coup d’épée sera-t-il dirigé contre elle lorsqu’elle déclarera, au cours d’une réunion,
que les chiffres présentés sont d’une débilité notoire par rapport à la réalité actuelle ? Elle s’attend à ce que la bête se réveille mais ose tout de même par conscience professionnelle et
certaine de sa contre-attaque, certaine de ses données, certaine tout court que son analyse fera de l’effet dans les mois à venir sur la courbe des profits. Elle est pourtant à sa merci,
quoiqu’elle en pense, car en permanence elle esquive ses coups, elle marche sur des œufs, entre désireuse de bien faire son travail et de combler les désirs de son seigneur, même si ceux-ci ne
sont pas exprimés clairement.
Puis un matin, elle se réveille de ses chaînes, se prend à être chevaleresque et à
contrer par quelques parades, son emprise. Elle s’essaie à un nouveau rôle qui se façonne jour après jour pour ne plus la quitter et en guerrière, elle ose le recadrer sans crier, sans ironie,
sans sourire au coin, sans provoc d’aucune sorte mais avec intelligence et peut, sans rougir, prétendre à une médaille, de celle qu’on remet à une fine mouche, un escrimeur de haute voltige. Son
habilité et sa finesse d’esprit l’allègent et par des ailes, certes imaginaires, elle se prend à rêver à d’autres contrées, sans pommade, souriant telle la Joconde, sans faste ni paillette,
l’esprit tranquille voire indifférente aux prochaines attaques à venir. Par une ruade, elle tire sa révérence à son soi-disant boss et non à ce monseigneur en pleurs, à l’agonie par
tant de cruauté à son égard, pense t-il…
Diviser pour mieux régner est à son sens, une bien belle bêtise, dit Betty, songeuse que certaines, certains doivent encore et encore,
subir…
Changement de registre ?
Oui !
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Le mois préféré de Betty...
Coups de théatre