lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
nouvelle vague, vie, année...
lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
Elle se donne à vous. Elle se plie en quatre. Elle est vêtue de miel en surface. Elle fait tout, tout le temps, à chaque
instant. Elle semble avoir le cœur sur la main. Elle compatit sans cesse. Elle vous sert mais sans se desservir la première : ne le voyez-vous pas ? En bonne âme, elle vous demande en
passant devant votre bureau si vous vous portez bien sans pourtant écouter votre réponse voire même, en la regardant bien, elle se défile par un regard. Elle est surclassée par ses collègues de
travail car chaque matin, elle se met à votre service pour un extra ++ à votre petit déjeuner pris sur le pouce, en vous offrant une tasse de thé. Attention, à votre goût de préférence comme si
elle était responsable des services de renseignements de votre boîte. Elle vous surprend par son répertoire. Elle vous remonte le moral alors que vous êtes pourtant de bonne
humeur.
Et pourtant, elle donne si peu et ne se met jamais en danger et quoique vous en pensiez, par habilité repasse quelques instants plus tard pour vous demander un service que vous ne pouvez décidément pas lui refuser, le nez
dans votre tasse de thé, fumant encore. Elle a une fichue manie de chercher à profiter tout simplement de votre sentiment premier, gentillesse, et pour toute conclusion à lui rendre service à
votre tour pareille à une dette dont vous êtes redevable.
Par tous les diables, comment parer à cette si belle
parade, telle l’image d’une roue de paon qui ne cesse de vous séduire ? Par une belle pirouette, elle vous fait tourner de mille façons pour vous laisser tous ses dossiers, bien compliqués à
gérer pour ses neurones en mal de…, surtout quand l’horloge pointe ses aiguilles sur le dix sept et que la miss thé souhaite prendre la poudre d’escampette ! Oui, comment refuser ses offres, si alléchantes parfois, à vous servir un café lorsque vous êtes au téléphone et que, assise, perplexe
par tant de niaiserie, de compassion, vous ne pouvez contester ! C’est qu’elle sait choisir son entrée en scène la coquine et vous prend au dépourvu à chaque instant.
Solution instantanée tout comme un bon expresso : dès qu’elle se pointe et vous propose un thé, levez-vous et tout sourire,
radieuse, prenez le taureau par les cornes et inversez la vapeur en lui servant ou préparant un café à votre sauce ! Elle souhaite vous dépanner en vous proposant multiples services, faîtes
l’autruche en lui avouant, certes par mensonge (pas joli, joli…), qu’un Homme de SON équipe a fait des étincelles hier soir, tard, très tard, en vous offrant ses services. Croyez-le ça la calmera
et mettra en éveil son esprit commère car un Homme qui est dans vos p’tits souliers à ne plus d’heure, c’est une mortelle randonnée. En plus, c’est tout bonus, elle vous fichera une paix royale
et ira offrir ses services à d’autres, le temps de cet entracte. Certes, une compassion en vaut une autre mais quel bonheur qu’elle soit débitrice et non que vous soyez sa créditrice et par
défaut, par un Homme.
Côté horloge, échappez-vous sans compassion et faîtes-le théâtralement en avouant à demi-mots
que cette échappatoire ne peut attendre : l’envie trop forte de vous envoler dans les bras d’un Homme. Surtout laissez-la se demander si par le plus grand des hasards, serais-ce là, celui
qui vous a soulagé de vos maux, hier soir, très tard, avec tant de compassion...
Le mois préféré de Betty...
Coups de théatre