lespetiteshistoiresdebetty

 

  Il était une fois...

le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.


  Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous

pas de coïncidence...

Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 00:35

Recroquevillée sur son siège, elle semble si frêle, portant sur ses petites épaules toute la misère du monde, le deuil voire couvre une angine.
Si vous la rencontrez à la machine à café, elle ne dit presque rien et rosit à chacune de vos gentillesses, de vos demandes, de vos attentes. Elle s’ouvre à demi-mot, timide, confuse et vous apercevez ses joues rosirent par tant d’écoute, de regards complaisants. Elle est une toute petite chose dès qu’elle apparaît en public, dès que certains osent lui faire un compliment sur sa prestation lors de la dernière réunion formelle ou informelle. Et pourtant, elle aime les contacts, les échanges mais sans le savoir, sans s’en guérir, elle se recroqueville et n’a que pour amis à vos yeux, les recoins d’une pièce, sans fenêtre, seule ouverture possible pour qu’elle s’évade. Lorsque vous lui exposez votre ressentiment ou la complimentez, ses yeux implorent, sa bouche se crispe et à proche de l’évanouissement, vous ne pouvez que la sauver d’une mort annoncée, d’une perte de contrôle, d’un étourdissement et comptant sur votre sollicitude, vous vous jetez au secours de cette petite chose délicate. Vous la conseillez du mieux que vous le pouvez et par votre générosité, elle s’épanouit telle une fleur aux prémisses du printemps, jouissive de vous mettre à ses pieds et de faire chavirer votre coeur à sa cause. Qui pourtant n’a jamais entendu, ce p’tit dicton empli de bon sens qui vous dit qu’il faut toujours se méfier de l’eau qui dort. Elle compte tant sur votre sollicitude afin que vous portiez sa croix pour mieux vous lâcher en chemin...
Arrêt sur image : prenez juste le temps de la contempler, de loin de préférence pour que ses rougeurs n’éblouissent votre cœur et votre gentillesse naturelle. Prenez le temps de l’écouter, vraiment… Ses soupirs, ses tortillements de doigts, ses mimiques se repèrent pourtant à dix milles et elle se positionne systématiquement en victime. Identique, moule parfait d’un personnage de notre tendre enfance, vous ne pouvez alors que vous réveiller en ayant à vos côtés le p’tit Caliméro. Elle se dit mal aimée, mal comprise, mal considérée et pourtant, elle arrive à ses fins en vous plantant, dès le départ, au poteau.
Cette personne est d’une beauté fatale par tant d’innocence et pourtant, elle ne tire sa force que des autres pareil à un vampire, à celui qui vous faisait tant peur, enfant ou adolescent, lors de projection d’horreur. Cette chose imaginaire est en fait une sorte de manipulatrice qui prêche, sans bible, sans scrupule, le mensonge pour connaître la vérité, le faux pour savoir le vrai ou par une formule bien populaire, par son costume de victime, elle arrive à vous tirer les vers du nez où enfin, essaie : scénario plausible selon vos personnalités, intelligence et méfiance. Néanmoins, certaines, certains se font prendre par sa soi-disant innocence et timidité et l’aide ou lui révèle une information qu’ils n’auraient pas du lui donner spontanément : quelle garce ! cette chose imaginaire...

Par Betty - Publié dans : La p'tite vie au bureau
Voir les 12 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés