lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
nouvelle vague, vie, année...
lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
Pas à pas, laissez-vous guider les yeux fermés par une image, prenez le chemin qui se dessine à vous et
imaginez, un pays, une ville, une histoire, un mythe, une tradition, une coutume, un parc et telle une projection vous commencez alors à apercevoir un pont se dessinant à l’horizon, un jardin où
se déroule depuis de nombreuses années un conte de fée.
Stendhal écrivait que la beauté n’était, n’est que la promesse du bonheur et pourtant dans une contrée lointaine, un conte
de fée est intemporel sans que la beauté ne soit la promesse du bonheur. Un lieu qui est l’unique témoin d’une rencontre entre deux êtres enflammés qui déclarent leur amour par un geste fou et
par un lien, jurent de s’aimer à en perdre haleine jusqu’à leur dernier souffle. Un voyageur, un passager du monde des petites histoires de Betty, un passionné, par un simple cliché a réussi à
émoustiller la curiosité de Betty, juste par une image. Un tableau où des cadenas seraient par imagination de simples notes de musiques, notes qui vous entraineraient sur une partition, vous
feraient évader par sa mélodie et vous incrusteraient d’un amour, toujours…
Le héros
de cette histoire est un pont, un petit pont seul témoin, des amours naissants : une belle et si jolie histoire. Betty ignorante et curieuse, s’est laissé guider dans les livres d’histoire
pour essayer de comprendre cet héritage, ce conte de fée et se demander, si par le simple fait de sceller un amour, le sort en était jeté sans autre détour, sans autre goût pour la tentation et
si jamais, un être perdait foi en l’amour, que pouvait-il subir comme sentence et quelle en était la conséquence ? La vie est ainsi, parfois pour deux êtres liés à tout jamais, le temps qui
passe peut faire vaciller leur croyance et fait souvent des ravages sur son passage. La vie, la mort n’ont jamais été, ne sont pas, ne seront point à jamais tracées et ce depuis des générations
même si le pouvoir de l’amour est plus fort que tout.
L’histoire nous raconte que jusqu’au XXème siècle, en Lettonie, il
était de coutume pour les amoureux de sceller leur amour en nouant un ruban brodé de leurs deux prénoms sur le pont du parc de Bastejkalns. Un ruban
brodé, cela fait rêvé et pourtant nous avons-nous aussi nos p’tits cœurs d’enfance, d’adolescence voire d’adulte gravé à l’ombre d’un bouleau dans un des nombreux parcs de notre si belle France,
voire penchez-vous délicatement sous un banc public et vous pourrez apercevoir un mot doux, déposé là, par une amoureuse, un amoureux, un couple heureux. Cependant, l’histoire du pont fait rêver
Betty. Quelle belle image que voici, quelle folie de se laisser aller à de telles mises en scène. L’eau coulant sous ce petit pont symbolisait le temps qui passe et le ruban assurait ainsi un
amour sincère et inaltérable, chose si peu fiable de nos jours. Une histoire telle racontée ne peut que faire rêver les petites filles que vous avez été, de celles qui attendaient leurs princes
charmants et qui restaient éveillées de peur qu’ils s’échappent de leurs pensées.
Hélas pense Betty, ce petit ruban s’est envolé pour laisser apparaître un objet moins fragile aux années, au temps et les amoureux Lettons ont remplacé celui-ci par
un cadenas qui par leurs promesses échangées, jetaient la clé dans l’eau afin de s’en remettre au destin. Le sort en est jeté, certes mais jusqu’à quand ? L’histoire, ce cliché immortalisé
en juin à Riga, ne nous le disent pas, ni si le voyageur a succombé aux charmes des amoureux, ni par des témoignages, certains êtres perdus sont
revenus pour y subir la conséquence de leurs actes ou si l’inscription s’est effacée à jamais…
Le sort des cadenas en est jeté raconte une page
d’histoire, l’amour toujours s’enfuit lamentablement dans une pièce sans vie d’une salle de l’état Letton, où sont parsemés déci delà tous les cadenas rouillés par les années pour éviter qu’ils
ne souillent de leur rouille le Pont des amoureux. Betty n’aime pas cette destinée qui souille l’image qu’elle s’est projetée de cet amour immortel
et si passionnel, cet instant furtif d’un couple s’unissant ainsi dans un amour, toujours…
Le mois préféré de Betty...
Coups de théatre