lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
en pleine effervescence...
lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
Non, non, pas l’appel du 18 juin. Quoique quelle histoire, quelle journée pour celles et ceux qui avaient perdu tout
espoir, quelle aventure humaine. J’aime parfois revoir en images cette épopée chevaleresque d’un autre temps, lire les témoignages selon les livres et me plonger dans un bon documentaire et film.
Juste comme ça par souvenir, pour ne pas oublier mais à mes yeux, ne pas pardonner car le pardon se doit d’être pur…
Ce jour marque aussi une autre époque : la période bac dit-elle allongée sur son transat à se dorer la pilule, incrustée de notes de
musique classique pour ne pas effrayer les oisillons qui assurent pour leur premier vol (la plus belle télévision du monde du moment), sans personne, pas âme qui vive hors mon poilu qui s’amuse
avec les jeux d’ombre de son p’tit corps que lui dessine la serre, et, et, n’ayant que pour seule copine, un gros pot de glace et la bouteille d’eau fraîche qui va bien avec ! Humm et dire
que la jeunesse potasse leurs cours, révise les philosophies de Descartes et de tous ses copains. Y a pas à dire, c’est le bonheur, l’extase d’avoir
passé ce cap fort en émotions, en cris, en pleurs, en joie, en peine et en mode stress perpétuel pour les parents ! Où étais-je donc il y a quelques années ? Euh, laquelle ? La
première ou la seconde ?
Je me souviens de ces deux années comme si c’était hier et pourtant la victoire n’a
pas été au rendez-vous, le tableau d’honneur ne portait pas mon nom au premier tour, ni au second d’ailleurs… Et oui, j’ai pêché au rattrapage, la première année de terminale, et n’est point eu
la palme d’honneur du jury ni celle de mes professeurs. Confidence pour confidence, j’ai une excuse béton pour n’avoir réussi à faire des étincelles sur mon carnet de notes ni sur les copies de
monsieur baccalauréat. J’étais amoureuse, amoureuse d’un garçon. J’étais la clé des champs. Mes professeurs me grondaient, même certains très sévèrement en me disant que j’avais des capacités et
au lieu d’aller faire la belle des champs, je me devais, je devais à mes parents, un avenir tout tracé vers les études supérieures. Je me souviens de paroles, je me souviens de mon Dad qui
complètement à côté de la plaque, m’avait théâtralement dit : passe ton bac d’abord après tu pourras être amoureuse ! Quand j’y pense, c’est complètement hors du temps, irréel car la
vie sentimentale est une chose si fragile alors que les études, à tout âge, sont accessibles quel que soit le niveau. Apprendre est un mot sans âge, sans limite, sans barrière et qui peut
certifier que seul le bac apporte un métier ? Qui le peut surtout à notre époque. Que d’amis ont pour seul bagage un brevet d’apprentissage, un certificat d'études et une vie
sentimentale et sexuelle bien remplie.
J’avoue, oui, (nan pas encore sous la torture mais que j’aime le son que ce
mot titille à l’oreille) que lorsque je voulais qu’on me fiche la paix, je bossais un peu et ça calmait les esprits par la note annoncée. Mais que voulez-vous, j’étais amoureuse. Amoureuse que ce
mot est doux à prononcer et à entendre. Ce garçon m’avait fait l’effet d’une bombe, l’effet d’une liberté de pensées et d’actions, m’avait fait connaître l’envie, le goût des autres, aux autres
et la gourmandise. Et puis l’été a passé, avec ses lots de folie, de tendresse, de tentations, de déceptions et par tristesse, la rentrée s’est annoncée houleuse. Tout recommencer. Rebondir.
Rebondir ? Oui, j’ai rebondi, j’ai étincelé et ai gagné en fin d’année mon billet pour les études supérieures. Oui, MAIS sans pour autant prendre de temps en temps la poudre d’escampette, la
clé des champs que j’avais conservée si précieusement. Et dire qu’aujourd’hui, elle m’anime encore. Quelle époque…
Betty en mode amoureuse, j'aime beaucoup ! :)
C'était bien... (soupir de nostalgie)
super billet miss!