lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
nouvelle vague, vie, année...
lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
Un éclair, une évidence : j’avais profité de ces Sept Jours pour montrer mon vrai visage, ma vraie plume, abandonner ma vie de paillettes, revenir à mes premiers amours, le terrain, et m’engager dans une agence de presse. Comment avais-je pu trahir ces amours anciennes et aller me terrer vers d’autres contrées journalistiques, vers un appel pressant de saveurs dépouillées ? Tout en me penchant sur ma vie passée, mon esprit vagabondait dans la toile et par magie, se figea sur une gourmandise, « Juste une gourmandise. » Là voilà, naturelle et si mûre, là voici si proche de moi par les pages similaires me laissant découvrir son profil. Elle qui, si timide, ayant si peur que sa vraie identité soit ainsi découverte, comment avait-elle pu laisser son acte de naissance, son profil à tout vent ? Faute de débutant ? Inattention ? Manque d’expérience ? Néanmoins, je me délectais de la finesse de son message, je bénissais ce jour où je venais de la débusquer et je décortiquais avec tant de brio la délicatesse de son histoire. Elle se confiait à son éditeur telle une interview miroir et j’adorais cela. J’étais tout simplement fou, littéralement fou de désir en parcourant cette gourmandise. On n’a que peu idée de ce que c’est le désir, le véritable désir, lorsqu’il vous hypnotise, s’empare de votre âme entière, la circonvient de toutes parts, de telle sorte que vous êtes un dément, un possédé, prêt à tout pour une toute petite miette tel « Pour un dégradé de bleu » de ce qui se concocte là, sous vos yeux subjugués par le parfum du diable. La lire, l’imaginer s’amuser nous taquiner, nous émoustiller, nous faire réfléchir, rêver et parfois nous faire plonger dans le blues d’un soir, d’un jour, m’a fait du bien et là, à cet instant, me fait sourire. Mois après mois, elle déborde d’énergie, de bonne humeur ravageuse, parfois, d’une force de vie prodigieuse qui nimbe toutes ses histoires d’une vitalité éclatante et j’ai le sentiment d’être au cœur d’une matière en fusion. Elle rayonne, elle est triste mais m’enveloppe lecture après lecture d’un rayonnement chaud, coloré et si odorant par ses images à perte de vue.
Le mois préféré de Betty...
Coups de théatre