lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
nouvelle vague, vie, année...
lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
Combien de temps devais-je attendre pour qu’elle se réveille à mon contact ? Et pourtant, par le
mouvement de son corps qui dansait au rythme des vagues, cette demoiselle par son émotion la trahissant, plongea son regard dans le mien et se mit tout doucement à laisser des mots percuter
le silence de la nuit.
Rien attendre en retour me dit-elle surtout de votre prestation,
fut-elle, me dit-elle calmement. Aurais-je été mis à nu ? Ma réflexion et panique intérieure furent de courte durée mais si intenses car un son, celui de sa voix, me percuta par un :
Aimez-vous écrire ? Quelle ironie du sort pensais-je ! Ecrire, me confia-t-elle, c’est comme aimer : on y met tout son cœur, toute son âme, toutes ses forces et convictions mais et
surtout, c’est partager ce que l’on ressent. On pourrait l’imager comme une extase, une jouissance d’avoir réussi à échanger, avec un visage sans nom, rien que par des mots. J’aime penser que
lorsqu’un passager du monde de Betty lit une page, il ferme alors les yeux pour prolonger cette lecture par les images qui sont en lui. A cet
instant, j’espère que mes mots créent son propre imaginaire. Est-ce prétentieux à vos yeux de penser cela ? Qui sait, oui, peut-être. Ecrire pour moi n’est pas une vocation mais un désir
créé par l’envie et ce soir, je me suis laissée envahir par une toute autre envie : un besoin d’évasion, besoin de lire autre que mes mots, besoin de moments, besoin de regards plongeants
dans le mien, besoin sans fin pour revenir présente.
Revenir ? Osais-je, oui mais
quand ?
Qu’est-ce sept jours ? Si peu, dans une vie, si importants pourtant, me
répondit-elle.
L’attente d’une autre confidence me tiraillait mais non, elle prit d’assaut le
muret, identique à sa décision : plaquer le temps de sept jours de vacances son monde. Elle se releva, sans même m’effleurer, ses cheveux flottaient dans l’air, son regard brillait et
un sourire inonda son visage. Comme si elle voulait me rassurer, elle me dit qu’elle partait sereine, pour mieux revenir la semaine prochaine.
Je t’attendrais, murmurais-je. Je la regardais s’éloigner, sans réussir à la retenir.
Le mois préféré de Betty...
Coups de théatre