lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
en pleine effervescence...
lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
Le soleil est couché mais il fait encore clair. Pendant l’après-midi, les travailleurs étaient aux prés, aux champs, aux vignes. Le village semblait désert et pourtant, le soir le réveille : bêtes et gens reviennent au logis. Quelle animation sur la place et autour de la fontaine ! De toutes les rues et les ruelles débouchent les troupeaux pressés de rentrer au chaud, accompagnés des chiens qui veillent. Les vaches qui n’ont pas bu à la rivière font une couronne de cornes autour du bassin. Elles se désaltèrent longuement puis, le mufle ruisselant, elles s’en vont vers leur étable chauffée par le soleil d’été. Les moutons trottinent dans un nuage de poussière. Les chèvres balancent leurs mamelles gonflées. Elles se sentent bien et cela se voit à leur démarche paisible. Voici maintenant les attelages, dans un vacarme de routes, d’essieux et de claquements de sabots sur les pavés de la place. Les faneurs et les faneuses suivent, la fourche sur l’épaule. Les vignerons, la hotte ou le pulvérisateur au dos, traînent un peu la jambe dans leurs souliers poussiéreux : la journée a été chaude. Ici et là claque un volet. Les maisons s’ouvrent enfin à la fraîcheur du soir. Les cheminées fument pour satisfaire les cocottes et autres chaudrons pour qu’enfin, les travailleurs des champs se restaurent. Par les fenêtres qui s’éclairent, on peut apercevoir la silhouette des ménagères qui s’activent à ranger les affaires de la journée, mettre à bouillir dans la lessiveuse les habits de leurs hommes et surtout surveillent la cuisson du pain qui s’accompagnera de fromage et de lard, pour le repas du soir. La lumière brille aux lucarnes : c’est l’heure du dernier coup d’œil aux litières et aux mangeoires. Rentreront-ils enfin, ces gamins qu’on appelle et qui font la sourde oreille ? Ils n’en ont pas envie car elle est si passionnante cette partie de cache-cache autour de l’église. Vingt-une heures sonnent au clocher. L’angélus tinte au-dessus des toits et des tombes qui somnolent dans le cimetière. Un vol de martinets crie et tourne dans le ciel qui pâlit. La première chauve-souris se met en chasse : son vol silencieux zigzague à la poursuite des papillons de nuit. Peu à peu, les lumières s’éteignent, les rumeurs s’apaisent. L’air sent la poussière et la fumée, l’étable et le foin coupé. Au couchant, brille l’étoile du soir, la lune monte derrière la colline et c’est la nuit : le village alors s’endort.
A cette époque, oui tu aurais pu mais de nos jours, les portes des églises sont souvent fermées! Non pour cause de congés mais pour raison de vols et autres larçins : c'est bien dommage car les églises sont fraîches et enclin à découvrir mille trésors.
bises betty
Et moi j'adorais, l'été, faire les moissons chez les parents d'une copine, les parties de cache-cache dans la grange et me faire belle pour le bal du 14 juillet, sur la place du village... Les souvenirs, y a pas à dire, vous entraînent dans un doux ressentiment... biz Azalais
"Voilà l'été, voilà l'été...":-)
pareil!