lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
nouvelle vague, vie, année...
lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
Que dit la pluie ? Que disent les cartes ? Que dit notre intérieur ? Que dit notre couple ? Que disent
les astres ? Que dit le soleil ? Que disent les amis ? Que dit la décoration de votre p’tit paradis ? Que dit le reflet de votre intérieur sur votre couple ? Franchement,
vous ne pensez pas qu’on s’en fiche royalement ?
Arrêt sur image d’une conversation prise à la volée, hier
soir, sur une table voisine de celle de Betty : des mégères qui blablataient sur ce que pouvait dire notre intérieur de notre couple !
Carabistouille, quelle thèse (euh enfin plutôt bêtise) de les entendre discourir sur les genres « pas bien » - « pas beau pour être vrai » ! Selon une vieille bique, la
maîtresse de cérémonie, la décoration de la maison d’une de ses amies est le reflet du mode de communication de son couple ainsi que de l’investissement de chacun dans l’espace commun. Elle
demandait à ses p’tites copines de faire défiler, l’histoire commune de leur couple et de se souvenir de tel objet acheté avec leur p’tite moitié, de tel autre, témoin d’une histoire ou d’un
moment particulier. Puis après des pinces sans rire et des attouchements verbaux dès plus silencieux, elle remettait le couvert en leur demandant quelle partie du décor de leur intérieur n’avait
toujours pas changée et de telle autre qui avait subie, année après année, de multiples modifications et par ce fait, elle assurait qu’elles auraient alors le pouvoir d’observer la place de l’un
et de l’autre dans l’aménagement de leur nid d’amour.
Nid d’amour ? Et bien, s’il faut calculer la place par
ces mensurations sans fin, le nid risque de se creuser pour devenir un fossé ! Elle continuait à saouler son entourage en leur posant des questions vides de sens, de réalité, de vérité en
les abreuvant de demandes indiscrètes telles : Sidonie, où te situes-tu par rapport à Alfred ? Chacun a-t-il sa place ? As-tu pris le pouvoir sur l’aménagement de votre lieu de vie
où a-t-il réussi à imposer son style ? Franchement, ne vaut-il pas mieux laisser respirer les pièces sans qu’on soit obligé de confiner une partie pour une autre ? Franchement, par son
air pincé et sa vérité, elle commençait à gonfler Betty qui ne pouvait que se taire et se dire que la vie n’est pas cela, que l’amour n’est pas viable, que l’envie se profile toujours quand on ne
s’y attend pas, que les goûts et les couleurs sont différents quoiqu’on en pense, que les couples ne doivent pas établir un contrat pour définir l’endroit où ils pourront s’épanouir et se sentir
bien, que les frontières doivent être franchies sans contrainte, sans complexe et surtout avec envie !
Non ? Oui ? Vous vous en fichez ? Et bien vous ne savez pas quoi ? Vous avez entièrement raison et dixit la
chanson :
« Fais-moi une place, au fond d’ta bulle et si j’ t’agace, si j’suis trop nul, je deviendrai, tout pâle, tout muet, tout p’tit, pour que tu m’oublies.
Fais-moi une place au fond d’ton cœur, pour que je t’embrasse lorsque tu pleures, je
deviendrai, tout fou, tout clown, gentil, pour que tu me souries.
J’veux qu’t'aies jamais mal, qu’t’aies jamais froid, et tout m’est égal, tout à part toi : je t’aime…
Fais-moi une place dans ton av’nir, pour que je ressasse moins mes souvenirs, je s’rais jamais
éteint hautain, lointain, pour qu’tu sois bien.
Fais-moi une place
dans tes urgences, dans tes audaces, dans ta confiance, je s’rai jamais distant, distrait, cruel, pour que tu sois belle. J’veux pas qu’tu t’ennuies, j’veux pas q’t’aies peur, j’voudrais qu’tu
oublies l’goût du malheur, je t’aime.
Une petite place, ici,
maintenant, car le temps passe à pas d’géant, je me ferai tout neuf, tout beau, tout ça, pour être à toi… »
Le mois préféré de Betty...
Coups de théatre