lespetiteshistoiresdebetty

 

  Il était une fois...

le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.


  Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous

pas de coïncidence...

Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 01:36

Catégorie IV
Déconseillé au moins de seize ans ou interdit en salle (lecture : variante de Betty) – Programme à caractère érotique ou de grande violence (hum hum…), susceptible de nuire à l’épanouissement physique, mental ou moral. 

Bon c’est vrai que la jeunesse est un peu plus borderline qu’à l’époque de Betty où aux prémisses de ses quinze ans, elle jouait encore au docteur avec son p’tit kilt et ses nattes enrubannées. Bon c’est vrai qu’aujourd’hui on est mercredi et que c’est le jour des enfants. Bon c’est vrai que son histoire imaginaire est parue dans les pages de mardi. Bon c’est vrai que parfois, elle devrait, non tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler, mais plutôt punir sa plume de ce langage un peu olé olé. Bon c’est vrai que l’on pourrait se demander pourquoi un jour, elle est mi-ange et l’autre mi-démon. Bon c’est vrai tout ça mais pourquoi vous entraîne-t-elle alors dans la cage de la catégorie IV ? Dîtes, elle n’a pas classe aujourd’hui et se sent libre comme l’air.
La question est plutôt : pensez-vous franchement que Betty est de celle qui a vraiment osé écrire cette page à caractère érotique (pas trop quand même : y a pire !) et vous présenter ce p’tit scénario et mise en scène ? Alors, elle a vraiment osé ou pas ? 

« Depuis notre rencontre, il est déterminé à trouver mon point G. Après de multiples explorations, sans résultat, disons-le tout net, il s’est mis en quête de se procurer des joujoux pour faire le beau. J’avoue que ces bestioles ne me font aucun effet, même en grandeur nature. Puis, par la lecture, il s’est mis à éplucher le livre de tous les temps, celui qui devrait donner du plaisir même à une mouche zélée. Après moults essais et tentatives de positions endiablées (super sportives avouons-le), il s’est fait un tour de rein. Résultat du programme : abstention totale pendant une semaine. Enfin, en version romantique, il s’est escrimé à lire tous les romans de Maupassant et de Zola pour savoir si de Nana ou de de Madame Bovary, je pouvais succomber à ses charmes et touchers. Bon, le coup du poison et le coup du nu criant à tue-tête, c’est du tue l’amour et puis c’est tout.
Alors, nous nous sommes embarqués, destination suite d’hôtel pour essayer d’autres univers. Et là, on a passé un week-end à essayer différentes positions dites naturelles. Il se mettait en place, guidait la trajectoire, faisait des commentaires, donnait des ordres et au final, ses reins se sont déchaînés oui mais médical le mal, médical… A la fin, j’étais si fatiguée et lassée de l’entendre manœuvrer que j’ai crié de tout mon être pour lui faire entendre que son plan sex avait fonctionné à merveille, alors que tout ce que je voulais c’était prendre un bain relaxant, manger une pizza et me lover dans mon p’tit divan à regarder une connerie à la télé. Imperturbable et si sûr de lui, Il n’arrêtait pas de me demander : c’était comment, c’était comment ? J’en ai eu tellement marre que j’ai inventé des trucs, que c’était formidable, que j’avais l’impression que mon corps s’était enfin ouvert telle une fleur et il a demandé, oui, mais quelle fleur et moi, n’y pensant pas, j’ai répondu, un pissenlit. Arrêt sur image : telle une fleur en fin de vie, il s’est défeuillé.
L’histoire s’est finie là, devant la porte de deux taxis qui nous ont acheminés vers d’autres horizons. L’histoire en fait n’a jamais commencé. Il pensait que son plaisir venait du mien et non du nôtre. Il calculait nos fusions. Il s’imaginait que son côté mâle ferait la différence à tous mes états d’âmes. Il se la jouait style : j’suis un étalon et ce depuis des générations et des générations dans ma famille. Il analysait le moindre de mes gestes, la moindre expression que pouvait refléter mon visage. Il interdisait que je détourne mon regard du sien. Il était aux aguets du moindre son tel un sonar. Et surtout, il était convaincu que nous pouvions nous unir que par perfection, sans sentiments, sans les petits charmes, gestes ou caresses qui provoquent le désir puis petit à petit, le plaisir…
Seule dans le taxi, j’ai fermé les yeux, enfin et me suis mise à rêver à un beau chevalier en armure qui m’emmènerait avec lui au coucher d’un soleil torride. En cet instant, j’avais envie d’être bouleversée, qu’un tremblement de terre ou un volcan me fassent vivre quelque chose de vraiment passionnant autre que : comment prendre son pied, seule, en une minute chrono. »

Par Betty - Publié dans : Confidence pour confidence
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