lespetiteshistoiresdebetty

 

  Il était une fois...

le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.


  Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous

pas de coïncidence...

Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 00:10

Projection d’un refuge au luxe épuré, immergé en plein cœur de la savane où les images se pratiquent comme les beaux-arts, où l’avion taxi-brousse survole une terre boisée s’étendant à perte de vue, où Betty aimerait se poser et devenir, le temps d’un instant une aventurière, une pionnière et vivant dans une maison en bois tourné vers le safari, sans jardin où barrière pour l’isoler de la végétation et de ses fauves. Un endroit où elle pourrait se perdre sans contrainte, un espace ouvert aux quatre vents et un p’tit bureau chargé d’images, tel un observatoire. Et pourquoi pas, perché directement dans les arbres ? Elle inviterait ses p’tits amis, le temps d’un week-end dans son nouveau paradis : ils ne pourront que craquer et se vautrer dans un vaste salon installé sur une terrasse qui surplomberait une rivière. Ils pourront, le temps d’un silence, écouter le chant de l’eau, le bruissement des arbres, les curieux piaillements et pépiements d’oiseaux en tout genre et leurs oreilles ne pourront se lasser de cette évasion. Puis par un tendre coucher de soleil, Betty leur ferait découvrir, le temps d’un dîner, la viande d’autruche et l’alcool d’herbes de la savane. Ensembles, ils profiteront de l’étrange musique amoureuse et furieuse émanant de bestioles insoupçonnables ou bien des querelles sonores des babouins plus ou moins fréquentables. A deux pas d’un digestif, telles les images d’un documentaire, le règne animal palpitant, immense et fascinant les entrainerait dans le monde des animaux sauvages.
Au petit matin, la folle équipée sauvage prendraient possession d’une quatre roues motrices, qui filant dans le jour naissant, projetterait l’image d’un happy end aux mille facettes. Alors, ce serait comme dans un rêve et ils feraient la connaissance des passagers de la savane : les léopards mordorés se laissant approcher sans broncher, un guépard déambulant à leurs côtés d’une démarche si pépère, le bébé éléphant clown qui s’empêtrerait dans sa trombe, encore novice, les zèbres affichant leur sourire légendaire, les girafes, ces si belles demoiselles, si stylées qui viendraient vous lécher le visage par curiosité et envie, les antilopes invraisemblables qui par leurs robes aux motifs géométriquement inépuisables, se transformeraient en œuvres d’art, les hippopotames qui joueraient à cache-cache et se prendraient pour des sous-mariniers et les oiseaux, ah les oiseaux, ces perles rares qui réinventeraient le cubisme. Et là, à bord de l’arche de Noé nouvelle génération, un grognement sourd se ferait entendre et les antilopes, toujours sur le qui-vive, prendraient la fuite et leur incessant ballet animerait alors la savane à perte de vue de leurs formes fugitives et changeantes : complètement hypnotisantes.
Voilà un de ses rêves, un rêve que Betty aimerait devenir réalité…
Seule réalité : les clichés de Betty, immortalisés le temps d’une visite, le temps d’un zoo qui recueille ou accueille, suivant sa philosophie de pensée, quelques animaux en mal du pays et où se mêlent tristesse et joie de vivre… Un sourire tout de même, celui qui a illuminé le visage de Betty pendant les quelques pas de danse de ses copines les Girafes et une rencontre, celle d’un perroquet perdu dans les branches d’un hêtre déplumé : tout et son contraire…


Par Betty - Publié dans : Confidence pour confidence
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