lespetiteshistoiresdebetty

 

  Il était une fois...

le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.


  Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous

pas de coïncidence...

Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /Avr /2009 03:52

Une histoire où la Femme est l’héroïne, cela vous tente t-il ?
Certains s’y opposeraient, d’autres par amour se vautreraient dans cette page à corps perdu et enfin quelques uns se pencheraient sur la question par curiosité. Oui, mais quelle est donc la partition sur laquelle Betty souhaiterait vous faire partager en ce jour de rentrée ? Tout simplement, le réveil mémorable d’une belle, qui après une relation ou soirée de rêves, vous enchante ou épouvante : car oui mesdemoiselles, mesdames où qui que vous soyez, parfois vous n’êtes pas du matin !
Le genre humain est divisé en deux groupes : ceux qui rebouchent le tube de dentifrice et ceux qui s’y refusent provoquant l’exaspération des premiers. La nature est bien (ou mal…) faite car il est inéluctable qu’un couple (pas de différence, non, non, aucune) compte un nombre égal d’adeptes de l’un et de l’autre camp. Si tel n’est pas le cas, ledit couple ne dure généralement pas au-delà de l’usure normale du tube (de dentifrice pas du tube qui passe en boucle sur les stations radio, enfin voyons vous suivez ou quoi là ? (euh, juste à propos, Betty pianote et ne se relit pas donc restez toute ouïe sur Radio Betty).
Arrêt sur image & scénario : réel ou imaginaire, à vous de choisir !
Quand Paul a vu Pauline au cours d’une soirée et pour la première fois, où son regard s’est figé au sien, il a été vraiment happé par le charme et la douceur qui émanait de sa gracieuse personne. Séduit, celui-ci n’a pas tardé à prendre sa main puis plus…car affinités. Paul, pudique et si timide, ne vous racontera pas sa première nuit avec Pauline et ne comptez pas non plus sur Betty pour vous la conter : non par pudeur car non spectatrice, mais garder un secret elle sait, par voyeurisme elle déteste et en mode confiance, elle veut : et toc ! Mais sachez tout de même qu’elle fut à la hauteur de ses espérances…
Par contre les ennuis de Paul commencèrent dès le lendemain matin : levé le premier, il se fraya difficilement entre les enchevêtrements des habits un passage vers la cuisine dont il trouva le désordre charmant, il réunit avec peine deux tasses utilisables (ben oui on est chez Paul !), mis un café en route (Paul n’aime pas les expresso) avant de descendre à la boulangerie chercher pour sa belle du pain frais et quelques croissants croustillants. Après avoir dressé la table comme un dompteur de lions, il est allé retrouver sa douce colombe endormie. Il s’est assis silencieux auprès d’elle, attendri par son souffle tranquille et la douceur de ses yeux mi-clos et tel un prince charmant, il tenta alors de la réveiller d’un baiser (âmes sensibles : s’abstenir, dit Betty). Le choc fut brutal : « Ne refais jamais ça lui hurla-t-elle au visage ! Qui t’a permis de me réveiller ? J’ai une sainte horreur de ça, c’est pire qu’un cauchemar de ne pas savoir qui vous embrasse. Que tu puisses me découvrir toute déconfite de notre nuit, c’est l’horreur ! Sors de MA chambre immédiatement et remporte ton bric-à-brac ! » 
Sa chambre, sa chambre et puis quoi encore ? Se rappelle t-elle où elle a dormi ? Un peu interloqué, Paul n’avait pas encore passé un moment suffisamment long pour deviner ou penser qu’elle n’était point du matin, battit en retraite et attendit dans la cuisine, pensif et penaud que sa surprise tombe ainsi à l’eau. Il attendit patiemment qu’après l’orage vienne le beau temps et autres considérations plus philosophiques. Pauline fit son apparition trente minutes plus tard après avoir squattée la salle de bains à faire un ravalement de façade et lui expliqua par son air maussade, qu’elle avait des relations compliquées avec le sommeil et que d’être réveillée par un inconnu (ça fait plaisir…), tenait pour elle de l’insupportable intrusion. Paul l’écoutait d’un air dépité tout en beurrant un morceau de pain et malgré un mal à l’aise grandissant, la lui tendit (sans appétit..). Qu’avait-il fait ? Ce geste qu’il croyait courtois lui valu cette réplique sans réplique : « Merci, je ne suis pas infirme et suis tout à fait capable de beurrer ma tartine toute seule ». Et là, en cet instant, il commença à comprendre qu’il n’était pas précisément au bout de ses surprises et peines. Que fit-il ? Et bien, il l'a tout simplement raccompagnée et seul après un au revoir dès moins chaleureux se dit que parmi les couples exemplaires et consensuels qu’ils pouvaient rencontrer, beaucoup ont rompu à cause de certaines Femmes qui se disaient libres de tout engagement. Certes oui, mais jusqu’à quand ?
Quant à lui, il est toujours là, toujours seul et toujours en opposition à leur philosophie de vie mais pour celles qui le souhaitent, il aimerait tant parcourir le chemin de la vie à deux, même si en désaccord total sur tout car pour lui ce scénario n’est point l’essentiel d’une rencontre, d’un amour, d’un échange, d’une fusion, d’une complicité, d’une relation : et ça, sachez-le, c’est primordial à ses yeux. 
Oui, oui, certaines Femmes sont représentatives de ce scénario, de ce cauchemar venu de nul part et Betty est si choquée qu’elles puissent parfois agir ainsi, en toute liberté…

Par Betty - Publié dans : Hommes & Femmes
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