lespetiteshistoiresdebetty

 

  Il était une fois...

le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.


  Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous

pas de coïncidence...

Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 00:58

Par un souvenir, par une page, par des mots du passé, par une photo celle de Lolo, cette histoire imaginaire est à nouveau représentée en ce jour de mercredi, jour des enfants. Ce cliché dès plus surprenant, dès plus anecdotique prend tout son mystère et est, pense Betty, en osmose avec l’histoire qui vous est de nouveau contée aujourd’hui.

« Défauts et qualités »
L’inspecteur d’académie s’est invité aujourd’hui à participer aux cours de la classe de primaire de Monsieur Paul. Cet inspecteur est venu contrôler les programmes scolaires et la bonne éducation des chenapans qui, pour une fois, ont été sages comme des images et si assidus à répondre aux leçons de grammaire de leur instituteur. Pas une mouche ne vole, pas un crayon ne dévale le pupitre pour s’écraser en faisant un bruit du tonnerre, aucun petit mot ni antisèche passés en catimini entre les bancs, pas de rire, pas un souffle, pas une grimace, non, rien de cela : juste le silence dans la salle de classe. L’inspecteur a examiné les cahiers, a écouté les leçons et a interrogé les élèves puis en partant, a dit à Monsieur Paul que les enfants avaient été attentifs, appliqués et très sérieux. Notre petit instituteur le remercia de tous ces compliments et ne put s’empêcher de sourire tout en pensant que si ces petits monstres avaient été aussi sages, c’est qu’ils avaient été bien briffés la veille. Ne croyez pas qu’ils soient toujours aussi dociles, il faut les voir en liberté : chacun y montre son caractère. Au signal de la récréation, les uns bondissent comme des jeunes poulains heureux de galoper dans les prés : ils ont du vif-argent dans les veines. D’autres plus calmes sortent leurs jambes méthodiquement alors que les rêveurs, les lambins, les endormis ont de la peine à extraire les leurs. Mais voyons-les dans la cour de récréation.  
Le coin tranquille, sous le tilleul, appartient aux joueurs de billes. On y voit les nerveux toujours excités par l’appât du gain, de la gagne et ce sont des vrais chefs de bande qui se disputent la victoire. Puis, par catégorie, nous pouvons rencontrer l’indécis qui hésite, qui n’ose pas, de peur de, le froid calculateur qui assure son coup, l’insouciant qui se moque de perdre, l’orgueilleux trop fier pour montrer son dépit , le pâlot silencieux trop couvé par sa maman qui ne sait quoi dire ou quoi faire de ses mains, le petit malin et si finaud qui tâte au fond de sa poche les billes qu’il a gagnées : il se montre fin stratège sans le paraître.
Puis, votre regard se pose sur le terrain où est tracée la marelle, là où le galet glisse de case en case vers le paradis ! Le domaine des filles, qui normalement sages, se crêpent le chignon pour être la première à se faire la belle au paradis. Attention aux petites tricheuses qui se permettraient de prendre de l’avance juste pour bicher devant leurs p’tites copines et puis aux maladroites, qui toutes rouges, se confondent en excuses si leur équipe perd de la distance : elles sont si féroces entre elles. On s’exclame, on proteste, rouges de colère. Certaines se permettent de mettre des gifles à leurs adversaires, d’autres vont bouder tout simplement dans leur coin car elles ont été exclues par le capitaine de l’équipe : et dire qu’elles sont considérées comme des petites filles modèles… A l’autre bout du terrain, on joue aux barres : jeu de hardiesse et de vitesse, de décision et de feintes. Deux joueurs entrent en collision : les voilà étalés sur les graviers. L’un pleure, l’autre serre les dents et fait son caïd par un même pas mal de peur d’être traité de poule mouillée ! Puis nous avons, planqué sous le préau, un cercle d’admirateurs, qui écoute un élève, le plus beau, le plus riche, le plus chanceux d’avoir des parents qui le font voyager. Celui-ci raconte ses aventures : la dernière, sa randonnée en moto tout terrain et sa première place : son prix, une montre bracelet tout en acier qui lui permet de plonger à haut moins 600 mètres en apnée !  Ce petit malin, quel blagueur, quel vaniteux et quel menteur quand même !

Interrogation écrite : rédaction
Pensez-vous qu’il y a plus d’espèces d’enfants que d’espèces de roses : doux par leurs pétales et écorchés vifs par leurs épines ?
Avez-vous quelques anecdotes de souvenirs de récréation, d’une punition injustifiée voire sacrément bien méritée ?
Etiez-vous des caïds, des timides, des vaniteux ou alors le héros de toute la classe ?
Commentaire de la maîtresse
Cette cour de récréation me rappelle celle du Petit Nicolas de Sempé qui a bercé mon enfance, adolescence et même maintenant car la gentille maison d’édition m'a offert la possibilité d’avoir toute la collection en trois tomes :  Nicolas, Agnan, Anselme et les autres. Un pur moment de bonheur que l’enfance et tout le cartable de bêtises qu’elle sème. Vous l’aurez compris, je craque pour ces bambins et leurs gentillettes bêtises ! Betty elle était comment en classe ? Sage comme une image, si, si, promis…
Prix d'excellence
Laurence vois-tu comme cette école enfantine se confond parfaitement au paysage de l’histoire. Juste un mot pour cette délicate attention : merci…

Par Betty - Publié dans : Histoire imaginaire
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