lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
nouvelle vague, vie, année...
lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
Réunion au sommet, réunion de filles à la pause déjeuner, réunion futile mais si utile pour certaines : pouvoir se
lâcher, pouvoir balancer, se moquer de toute la médiocrité de certains jugements, se délecter d’un moment rien qu’à elle, que pour elle sans se préoccuper des non-dits, des méchancetés gratuites,
des jugements permanents, bref des discussions sans fin mais qui les animent d’un je-ne-sais-quoi d’utile et d’inutile.
Betty, amusée, s’est tue, s’est imprégnée du
lieu, des actrices, d’un premier rôle à un second, elle s’est dit que parfois, oui, les filles sont folles de se faire un monde de trois fois rien et pourtant cette page est la page de leurs
craintes, de leurs ras-le-bol, de leurs galères journalières, de leurs espérances, de leurs choix de vie, de leurs envies et voilà tout…
L’introduction est dès plus réelle dans notre société : est-ce qu’un jour, on va enfin nous laisser tranquilles ? Ces jolies
demoiselles ont la nette impression d’être soumises à la pression sociale et qu’elles ne peuvent pas vivre leur vie gentiment ni tracer leur route sans rien demander à personne.
L’une célibataire, l’autre aussi, ah une troisième, puis une quatrième qui acquiesce autour de cette joyeuse tablée,
surprennent bien malgré elles le regard des autres traîner sur elles. En plus, si elles ont passé la trentaine, alors là, c’est la limite du supportable car elles deviennent des cas sociaux, une
cause désespérée et leurs familles, leurs proches, leurs amis organisent rien que pour elles, des dîners pour les sauver de ce périlleux naufrage et les ramener sur la route du normal : être
en couple, y a que ça de vrai !
L’entrée avalée, elles se remettent en selle par de nombreux dilemmes,
problèmes à résoudre de ce qu’elles pourraient faire et dire pour éviter de vivre ces moments de partage sans partage. Car lorsqu’elles craquent ou pensent craquer sur l’Homme idéal, pensant être
à l’abri, il faut se marier ! Et une fois la bague au doigt, il faut avoir un enfant sinon elles sont cataloguées dans le paranormal. Ce qui les met dans cet état c’est que cela ne s’arrête
jamais car pour preuve, une de ces filles étant mère d’un enfant en âge du primaire, se voit harceler pour en faire un second. Pour elle, la phrase qui tue : alors à quand le deuxième ?
Par humour, elle se met en dialogue monologue et énumère le programme fabuleux d’une grossesse : ébullition hormonale, nausées, endormissements intempestifs et sautes d’humeur au premier
trimestre puis nous avons au deuxième des furieuses envies de sexe et au troisième, notre humeur est massacrante dues aux difficultés de se mouvoir. Donc sa conclusion, vive le deuxième
trimestre tout en exposant fièrement et par l’œil d’une maman attendrissante, le joli cliché de son bambin.
Il est vrai que cette pression sociale ou familiale, selon, trouve toujours un moyen de nous culpabiliser : pas d’une manière
grossière mais c’est insidieux et parfois ravageur. Avec un ton faussement désinvolte, pourquoi veut-elle absolument nous mettre toutes et tous dans le même moule ? Ce déjeuner dévie sur une
réflexion dès plus sincère et réelle par un pourquoi diable devons-nous faire comme les autres ? Pourquoi ne pas tout simplement vivre sa vie, prendre des décisions sans se justifier à
chaque seconde ? Où est passé le temps de l’insouciance de notre adolescence ? De celle que les adultes alors appelaient la crise de nos quinze ans. Et dire que pour certains, dès que
nous souhaitons faire un truc qui nous tient à cœur, de nous mettre en marge par une idée saugrenue juste par plaisir ou faire juste une chose différemment des autres, c’est forcément la
crise ? On divorce et hop ! c’est à cause de la crise de la quarantaine alors que tout simplement, on souhaite continuer à vivre avec le sourire et prendre des vacances mystiques ou
pas : les goûts et les couleurs… Si cela était, on finirait tous pareils et immobiles alors que s’il existe un terrain où l’on peut être un peu différent c’est bien celui de la vie
non ?
Pause déjeuner terminé, elles se sont mises bille en tête, unies par leur philosophie de vie du moment
présent, qu’elles ne souhaitent plus rien écouter et vivre leur vie comme elles le souhaitent.
Oui, mais jusqu’à
quand ?
Le mois préféré de Betty...
Coups de théatre