lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
nouvelle vague, vie, année...
lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
Le voici, dis-je dans un soupir…
Lui qui s’avance vers moi sans une parole, sans un mot, juste un regard pénétrant de celui qui me manquait depuis si longtemps. Il est si sexy, si croustillant par sa texture, si beau par sa
carrure que je sens que je vais là, maintenant défaillir…
Je devrais ne pas me laisser tenter, je devrais fuir et pourtant je lui ai ouvert ma porte, innocente, timide sans pensées secrètes, indiscrètes et inavouables,
absolument certaine qu’il ne se passerait rien entre nous. Je le contemple à nouveau, je le fixe d’un regard, de celui qui vous transperce et me délecte en mon fort intérieur d’une envie de
gourmandise. Ma main juste un peu nerveuse passe dans mes cheveux, je vibre de tout mon corps, mes lèvres s’humectent, mon sang bouillonne, mes tempes tambourinent et par ces sensations, je me
sens si bien, je suis toute câline et l’espace d’un instant, la tête me tourne et mon ventre se crispe sur l’envie impérieuse que je ressens le besoin d’assouvir.
La voix de la raison me dit de ne pas rester dans le même périmètre que lui, de m’éloigner, de penser à autre chose : oui mais à quoi, à qui d’autre ? Il est si craquant, si… que mes
yeux ne peuvent se détacher de son corps, de ses formes. Alors que faire ? Une douche, oui cela me paraît être la bonne solution pour me rafraîchir l’esprit et les sens sinon je vais me
jeter sur lui comme une p’tite folle. Mais je suis folle ! Je le regarde, je l’admire, je contourne et lui, me regarde de son petit air arrogant qui semble me dire : je sais que tu
as envie de moi, elles ont toutes envie de moi alors cesse donc tes bêtises et ne résiste pas, viens, viens, viens… Au secours, je meurs ! Me reprendre, regarder ailleurs, aller prendre
l’air frais voire glacé pour faire redescendre ma température. Oui mais j’ai si envie de lui ! Je ne peux, non, impossible, mon corps s’y refuse, mon petit grain de folie m’anime de
nouveau, alors d’un pas feutré, je me rapproche de lui, tout doucement, tout en le fixant avec un regard dès plus gourmand.
Mon doigt figé dans l’espace, de celui qui nous sépare, s’égare sur mes lèvres, les frôle délicatement, mes dents mordillent ma lèvre inférieure, ma langue les humectent puis petit à petit, mon
index glisse sur mon menton et dessine de lentes arabesques sur mon cou et là, la raison, mon ennemi présent, me demande de réprimer mes pulsions déchaînées sinon… Sinon quoi ? J’ai envie
oui, envie de le dévorer, envie de le mordiller, de le sucer, de prendre tout ce qu’il m’offre. Je m’affale d’un saut de gazelle dans mon canapé et coincée entre les coussins douillets, je
l’invite à mes côtés. Il sait qu’il m’a attrapé dans ses filets et sourit triomphalement. Je glisse alors délicatement ma main sur sa peau délicate et le sens là, en cet instant, ferme et si
mâle, doux par son teint et cet attouchement ne fait que renforcer mon désir pour lui.
Et par folie, je lui saute dessus : au revoir ma conscience, mon ange, je t’’aimais bien.
Ma main impatiente l’enfourne dans ma bouche qui par ma salive n’en fait qu’une bouchée : je le saisis, je le fixe, je le brûle d’un regard, de son p’tit prénom :
macaron !
Je pousse alors un bruit sourd de plaisir...
Mes doigts courent sur sa peau, sur sa croûte extérieure délicate et si dodue, tout comme j’aime. Je le fais plier entre mes doigts de manière sensuelle, délicate et
forte. Je me sens, à cet instant, sauvage, impulsive et envoûtée et utilise alors mes dents, mes incisives pour découper cette croute au fondant de framboise et par délice et avec supplice,
laisse fondre cette saveur sur ma langue. Je suis identique à une toxico. Je suis en manque de lui depuis trop longtemps et j’ai craqué devant une merveilleuse vitrine après un long mois
d’abstinence. Je succombe et choisis de me servir de ma bouche pour assouvir mes envies. Et lui, oui lui, le macaron, si sage désormais, s’offre à moi, charnel et voluptueux. Son parfum m’enivre
éveillant tous mes sens et petit à petit je le mets en succion. La framboise fondante inonde violemment mon palais et mon corps se met en mode transe.
Humm, que c’est bon….
De la pointe de la langue, je titille son croustillant qui fond sous la chaleur que dégage ma bouche. Puis je l’avale pour ne plus m’arrêter : toute
la boîte va y passer ! Par compulsion, ma main impatiente la saisit brusquement et je la déchire d’un coup sec.
C’est mon drame ! Que voulez-vous je n’ai jamais pu résister à l’appel de la chair mais tous les plaisirs ont une fin et à ma grande surprise, je constate que mes amants ont bel et bien
disparu, à jamais, mais m’ont laissé une volupté qui a atteint son comble. Finie pourtant l’extase, bonjour sagesse et réalité et au diable tous les régimes de la terre !
Ne résistez jamais. Aimez la convoitise, juste par gourmandise, dit Betty en transe sous les yeux éberlués de sa
petite balance.
Le mois préféré de Betty...
Comment j'ai été promené par le bout du nez, j'ai suivi, collé à tes mots, impatient de découvrir, friand de la suite... et comment j'ai fini!
C'est beau. Irrémédiablement beau. Merci Miss Betty.
patrick
Confidence pour confidence, "Juste par gourmandise" est et restera à jamais celui qui me fait fondre, aus-si.
Touchée coulée miss Betty ?
Oui, par ton empreinte laissée ici so, merci.
J' ai goûté cet été, à Quimper.
http://quichottine.over-blog.com/article-la-brodeuse-de-quimper-57808977.html
Betty se souvient d'une histoire alors curieuse de tout et aimant s'endormir en lisant quelques pages, s'en va chez toi, parcourir tes allées, "Juste par gourmandise"..
moi aussi..& ce qui est agréable avec les macarons c'est qu'ils sont toujours de saison:p
et moi...les tiens...;-)
Très drôle :)
Je n' avais pas pensé à un macaron ; plutôt du chocolat !
Bonne journée
(j' arrive de chez Quichottine )
Bienvenue Clo chez miss Betty et rendez-vous...
...et je te comprends...je craque aussi...
Moi, si j'étais pâtissier, j'en ferais ma spécialité... Tu devrais le proposer chez Ladurée...
Il paraît que ce sont les meilleurs macarons de Paris. :)
Moi, je ne sais pas, le meilleur était là, chez toi, ce jour-là !
Bisous tout plein pour toi.
Je t'avoue que ce moment d'écriture fut assez jouissif...le tout sur une musique dès plus sensuelle. J'aime composer, mélanger les genres entre cuisine et sens...
Bon dimanche
Ravie aussi! Quelle superbe idée cette boîte à rêves, quelle folie, quelle gourmande que Dame Quichottine :-) Rendez-vous à bientôt & merci d'avoir parcouru, par gourmandise, cette page...
Magnifiquement narré.
Ravie de rencontrer une passionnée de ce petit gateau si tendre, si puissant, si... Oups je m'emporte encore et toujours, par gourmandise... Bienvenue dans le monde de Betty & rendez-vous pour une nouvelle dégustation?!? :-)
Gourmande aussi..il semblerait...
SURTOUT PAS ! au revoir crédibilité ;-)
à Noël ? on verra... biz les chipies
Nan, je préfère aller m'acheter moi-même une plaque de chocolat !
Jolie pirouette!
Là tu en as trop dit ou pas assez! Tttt tu éveilles ma curiosité et c'est pas sympa de me laisser dans cet état.
Alors, alors, alors? biz
éclats de rire, p'tite folle quoique...
Ta mise en scène, palpitante, cette dégustation faite d'érotisme et de plaisir est une recette merveilleuse. Tu nous a mis en bouche, en haleine, en sueur et tu m'as assassiné!Tu es coupable de mon état d'ailleurs tu plaides quoi?
bidoux fous ma belle amie
N'insiste pas, rien que la sensation de croquer leur chair : les pauvres! Tu ne les entends pas crier parfois?
Coupable d'avoir succomber et "non, rien de rien, non je ne regrette rien..." Bidoux
J'ai ce genre d'attirance fougueuse avec les plaques de chocolat... miam, tiens, d'ailleurs, en parlant de ça. plus là...^^'
Toutes pareilles, l'effet coup de blues, l'effet gourmandise, l'effet impulse : "un homme vous offre des fleurs", Moi, il m'a offert des macarons :-)
... encore une fois...
Je devrais pourtant savoir que lorsque ça devient érotique, c'est que ce sera très sage... mais peut-être pas pour la balance !
Parfois l'érotisme peut être sage...tout est question de dosage et de sensualité non ?
Tu viendras nous raconter?
Chacun a une manière bien à lui de manger un gâteau ou toute autre friandise...
Dommage, la boîte est vide...