lespetiteshistoiresdebetty

 

  Il était une fois...

le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.


  Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous

pas de coïncidence...

Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 00:09

Ce sont les vacances de février, les plus chanceux sont partis vers les pistes de ski mais aujourd’hui Betty ne pouvant s’échapper dans ses montagnes auprès de sa grand-mère, jalouse et un peu rageuse envers ceux qui pourront se promener dans les forêts enneigées, s’est dit que par un joli pied de nez, elle allait raconter une p’tite histoire de vacances au chalet, chargée de souvenirs d’enfance. Et pour égayer l’hiver, vous allez être projetés pendant le mois d’août : et toc ! 

L’histoire se déroule dans une école, le temps d’une récréation, jour de rentrée scolaire de septembre où un attroupement de gamins se forme autour d’un petit garçon, le visage doré par le soleil d’été et souriant à pleines dents, heureux de raconter en images ses vacances.

Un cercle se forme autour de Tom : il a passé tout le mois d’août à la montagne, avec son tonton, moniteur d’une colonie de vacances. « Raconte, Tom, raconte ! ». Tom montre les cartes postales, les photos qu’il a rapportées et fier comme un pape se met à expliquer, avec ses mots d’enfants, tout simplement, ses vacances au chalet.  
« Je suis allé dans les Alpes où vit mon grand-père et je peux vous dire que cette région ne ressemble guère à la plaine où nous vivons ! Ceci, c’est la gare où nous sommes descendus. On voit la digue du torrent, les champs et les prés de la vallée. Au-dessus, la forêt, les pâturages et des rochers. On ne voit pas le sommet : il est trop haut. Nous avons pris le car. La route grimpe en lacets le long de la montagne. Souvent il a fallu entailler le rocher. A chaque tournant, le précipice est de plus en plus profond : cela donne le vertige.
Voici le chalet, tout en bois, à la lisière des sapins et des mélèzes. On dormait la fenêtre ouverte sur la forêt. On descendait chaque matin dans la cour et on se débarbouillait à cette grande auge, creusée dans un tronc d’arbre. On faisait la gymnastique dans le pré et la sieste sous une tente de bûcheron. Le plus beau, c’était les excursions de l’après-midi. Nous avons d’abord exploré la forêt. Ici, nous sommes dans une clairière : vous voyez les grands fûts serrés, les branches toutes barbues de lichens, les fougères et bien j’y ai cueilli des fraises des bois et des myrtilles sauvages ! Là, nous sommes au bord du torrent, au pied d’une grande cascade. L’eau glacée saute, écume et puis elle s’enfonce dans des gorges inaccessibles.
Quand nous avons été assez entraînés, au bout de quelques jours, nous sommes montés aux alpages. L’herbe y est serrée et si drue ! Vous voyez là ? Si, regardez ! Les vaches avec leurs grosses cloches entre les blocs tombés de la falaise et les éboulis de pierrailles et bien c’est la plus belle image de mes vacances ! Je voulais tant aller jusqu’à la pointe à plus de 1 800 mètres et vous ne savez pas quoi ? Et bien mon tonton nous y a conduits, deux camarades à moi et mes cousins. Bon d’accord, ce n’est pas une vraie ascension : on n’a pas eu besoin de cordes ni de piolets. La piste est bien tracée et mon oncle, pendant l’hiver, est aussi guide de montagne. On a suivi les flèches rouges qui indiquent le chemin et à force de grimper, nous sommes arrivés à la cime mais on a mis quand même deux jours. Où on a dormi ? Ben tient dans un chalet de halte pour les voyageurs !
Comme on respire là-haut ! Et quelle vue ! Comme dans les livres de géographie, j’ai vu le Mont Blanc, les Aiguilles et des centaines de sommets inconnus ! Ce qui est incroyable c’est d’apercevoir à travers les nuages, tout en bas, comme sur une carte, la vallée, les routes, les villages et les rivières toutes petites. Vous savez si vous le voulez, l’année prochaine vous pourrez vous inscrire à la colonie de vacances des Gentianes et on ira tous ensembles à la pointe ! »

La cloche sonne la fin de la récréation et dans un hourra général, Tom et ses copains sont partis rejoindre leurs places pour assister à la première leçon de géographie de l’année


Dîtes les passagers, Betty par les clichés de Tom, a-t-elle réussi à vous faire évader de votre p’tit bureau en ce matin de février ?

Par Betty - Publié dans : Histoire imaginaire
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