lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
nouvelle vague, vie, année...
lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
Qu’il est doux d’imaginer que « Souvenir » ait été écrit pour
Betty. Qu’il est tendre de penser que cette ode ait été un moment délicieux en pensées, qu’il est enivrant ce flacon, celui qui un jour s’est ouvert de mille
odeurs si parfumées, qu’il est merveilleux cet instant passé à vos côtés, qu’elle est belle cette délicate attention en ce jour du 1er février… Par un p'tit grain de folie, Betty
aimerait tant être votre muse et s'en amuse, juste par taquinerie...
« Souvenir »
Alphonse de Lamartine
En vain le jour succède au jour, ils glissent sans laisser de
trace.
Dans mon âme rien ne t'efface, Ô dernier songe de l'amour !
Je vois mes rapides années s’accumuler derrière moi,
Comme le chêne autour de soi voit tomber ses feuilles fanées.
Mon front est blanchi par le temps. Mon sang refroidi coule à peine,
Semblable à cette onde qu'enchaîne le souffle glacé des autans.
Mais ta jeune et brillante image que le regret vient embellir,
Dans mon sein ne saurait vieillir comme l'âme, elle n'a point d'âge.
Non, tu n'as pas quitté mes yeux et quand mon regard solitaire
Cessa de te voir sur la terre, soudain je te vis dans les cieux.
Là, tu m'apparais telle encore que tu fus à ce dernier jour,
Quand vers ton céleste séjour tu t'envolas avec l'aurore.
Ta pure et touchante beauté dans les cieux même t'a suivie.
Tes yeux, où s'éteignait la vie, rayonnent d'immortalité !
Du zéphyr l'amoureuse haleine soulève encor tes longs cheveux.
Sur ton sein leurs flots onduleux retombent en tresses d'ébène.
L'ombre de ce voile incertain adoucit encor ton image,
Comme l'aube qui se dégage des derniers voiles du matin.
Du soleil la céleste flamme avec les jours revient et fuit.
Mais mon amour n'a pas de nuit et tu luis toujours sur mon âme.
C'est toi que j'entends, que je vois dans le désert, dans le nuage.
L'onde réfléchit ton image, le zéphyr m'apporte ta voix.
Tandis que la terre sommeille, si j'entends le vent soupirer,
Je crois t'entendre murmurer des mots sacrés à mon oreille.
Si j'admire ces feux épars qui des nuits parsèment le voile,
Je crois te voir dans chaque étoile qui plaît le plus à mes regards.
Et si le souffle du zéphyr m'enivre du parfum des fleurs,
Dans ses plus suaves odeurs c'est ton souffle que je respire.
C'est ta main qui sèche mes pleurs quand je vais, triste et solitaire,
Répandre en secret ma prière près des autels consolateurs.
Quand je dors, tu veilles dans l'ombre, tes ailes reposent sur moi.
Tous mes songes viennent de toi doux comme le regard d'une ombre.
Pendant mon sommeil, si ta main de mes jours déliait la trame,
Céleste moitié de mon âme j’irais m'éveiller dans ton sein !
Comme deux rayons de l'aurore, comme deux soupirs confondus,
Nos deux âmes ne forment plus qu'une âme, et je soupire encore !
Le mois préféré de Betty...
Coups de théatre