lespetiteshistoiresdebetty

 

  Il était une fois...

le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.


  Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous

pas de coïncidence...

Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 01:00

des lieux, des décors, des êtres, des scènes qui vous font chavirer par un « je-ne-sais-quoi ».
Il est des moments où par folie ou de raison, vous pouvez être amenés à vivre une aventure, une destiné, une tranche de vie voire une soirée agréable, inoubliable et ce de toutes les manières.
Betty aime danser, aime la musique classique mais aussi celle qui la percute tel un rock : mais depuis belle lurette, disons-le tout net, elle aime le Tango. Oui elle vous le conçoit bien volontiers, tout et son contraire mais que voulez-vous, elle s'est faite happer par un Homme, par une rencontre insolite et extraordinaire, à un moment de sa vie où les jours étaient si sombres…
Cet Homme lui confiant qu’il ne souhaitait plus se mettre en scène avec des mamies (ses propos…) a, par folie, soumis à Betty l’idée de la faire tanguer, de l’initier et l’entraîner au son d’une musique langoureuse et fiévreuse créé pour des êtres, amoureux ou non, étrangers ou familiers : une musique qui ne peut que réunir les virtuoses des pas à deux temps, une danse si sensuelle qui vous fait planer, une danse qui par son adrénaline vous comble de tous désirs et une danse sensuelle à son extrême jouissance.
Lorsqu’elle en a le temps, lorsqu’elle se sent triste par certains coups retentissants de la vie, lorsqu’elle sent le diable la posséder, lorsqu’il le peut, c’est-à-dire trop souvent au goût de Betty, lorsqu’il se sent nostalgique de son passé, de sa folle jeunesse, lorsqu’il croustille à la vue des jeunes filles en fleur : Betty & Mathieu se rejoignent sur une piste de danse et forment un couple. Telle une parade, il aime l’enlacer, l’entraîner, la papouiller tendrement et lui murmurer que ce moment est unique et identique aux « Plaisirs démodés de Charles Aznavour » : une de ses chansons favorites.
De mémoire, Betty se rappelle vous avoir déjà conté un de leurs moments délicieux, une « Séquence émotion », où sur « Una notte a Napoli », ils s’étaient unis, sans différence d’âge, sans gêne aucune et surtout avec tant d’amour. Une trentenaire passée et un septuagénaire s’aiment tendrement, en tout bien tout honneur, par leur passion commune et en mélodie : représentation d’un tableau qui devrait être à l’honneur dans toutes les circonstances de la vie.
Quel rêve qu’un Homme vous fasse l’honneur de son temps sans concession,  de son univers, de sa passion, de tout son être sans rien en retour et pourtant, il est celui que chaque Femme rêve passionnément. Serais-ce là qu’on appellerait un bonheur simple ? Oh oui, sans contrefaçon…
Betty a été, oui de toutes les manières, "la plus belle ce soir-là pour aller danser". Elle a chaviré dans les bras d’un Homme le temps d’un concours. Et quel concours ! Celui organisé par la maison de retraite de Mathieu et de ses habitants, celui où elle s’est retrouvée en compagnie de personnes sans âge, sans différence de statut social, sans paraître et pourtant les p’tites mamies s’étaient mises sur leur « 31 » pour l’occasion : permanente, robe, bijoux de famille et tout et tout. Attendrissante et magnifique soirée que fut ce moment unique, ce moment magique.
En fin de soirée, vers deux heures passées du matin (dîtes ils savent faire la fête les p’tits retraités, faut pas croire…), animée par un p’tit grain de folie, Betty a pris les commandes d’un rock en compagnie d’un Homme d’un âge identique à elle, un Homme qui tout comme elle a atterri dans cet univers, un Homme qui a franchi les barrières du « quand dira-t-on », un Homme seul dans sa passion, un Homme de la finance qui par ses dollars est en marge de la vie qu’il mène dans la journée, un Homme où la danse l’a entraîné aux portes de cette maison où certains habitants attendent d’être entraînés vers une autre porte : celle du pays des anges. Un monde où bien souvent peu de personnes ne pénètrent de peur de voir leur image, un jour, refléter dans le miroir de la vieillesse… Puis par magie, la foule s’est appropriée la piste pour venir leur montrer, à eux les jeunes, de quelle manière il fallait déhancher leurs hanches et popotins pour swinguer.
Le concours ? me demanderez-vous :  oui, je souhaite prendre le « je » pour conclure cette page. Betty & Mathieu ne furent pas couronnés sur un air d’Astor Piazzola mais se sont dit à la dernière note : peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse…

Si le cœur vous en dit, Betty & Mathieu vous convient à une mélodie, à celle d’un soir : celle de leur « Libertango ».


Par Betty - Publié dans : Moments magiques
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