lespetiteshistoiresdebetty

 

  Il était une fois...

le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.


  Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous

pas de coïncidence...

Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /Déc /2008 00:15

Betty n’est pas une sainte, enfin presque… De toute façon la canonisation, c’est posthume comme truc non ? Dans un monde où Dieu ressemble à Karl Lagerfeld, Betty en serait UNE selon Alix Girod de l’Ain.
Non, elle n’est pas une paresseuse, elle vous jure…mais franchement, vu sa feuille de route, cette semaine risque d’être périlleuse, excitante et fort longue et par envie de prendre du bon temps, elle vous propose aujourd’hui une p’tite histoire imaginaire pour se remémorer quelques souvenirs de votre tendre enfance : celle, qui sait, de votre maman où de votre grand-mère qui les jours de pluie cousait tranquillement au coin du feu en s’inquiétant de l’avenir de ses tous petits… 

« Les soucis d’une maman »
Assise sur un banc niché sous le tilleul, maman pose son dé, pique son aiguille dans l’étoffe. Les mains sur les genoux, elle soupire : « quel souci avec ces garçons et ces filles qui grandissent tous les jours ! Il faut sans cesse défaire les ourlets, les plis, allonger, élargir. On pourrait jeter les vieilleries mais nous ne sommes pas riches et il faut joindre les deux bouts. Si seulement mes deux garçons ressemblaient à leur sœur ! Elle est coquette et si soigneuse. Mais avec eux, il n’y a guère de jour sans accro, sans tâche, sans boutons décousus, sans doublure arrachée. Ce n’est jamais fini de repriser, de raccommoder, de repasser, de laver. A eux seuls, les coudes de leurs blouses, les genoux de leurs pantalons, les fonds de culotte me donnent plus de besogne que tout le reste. 
Mon fils aîné, si je l’écoutais, mettrait son plus beau costume pour aller à l’école alors que pour aller en classe, alors qu’il lui suffit d’être propre comme un sous neuf et de revêtir un tablier bien amidonné. Le plus compliqué est de lui faire comprendre qu’il n’oublie jamais de se savonner, de se peigner et de se brosser les dents.
En grandissant les garçons, vous verrez qu’il faut porter l’habit de son métier. Dans la rue, vous rencontrerez des femmes en robe et en manteau, des hommes en veston et pardessus, c’est ainsi. Un monde qui autoriserait les hommes à porter une robe n’est pas encore né ! Autrefois, on laissait la mode aux riches et aux citadins. A la campagne, on achetait une redingote et un haut-de-forme pour se marier et cette parure servait toute la vie : de même, le châle et la robe de soie. Aujourd’hui les étalages de la ville vous attirent et si on reste chez soi, les catalogues viennent vous chercher. Certes un peu de coquetterie ne vous déplaira pas quand vous grandirez mais sachez surtout mettre en valeur vos formes rondes ou non, varier les couleurs et les mettre en lumière avec votre teint et puis par folie, quelques broderies, rubans et freluches pourront vous procurer quelques étincelles pour égailler vos fêtes ! Et alors, par vos visites dominicales, vous me raconterez… »

Betty vous avoue que pour décrire ces deux garnements, elle s’est servie de passages d’un livre, d’un film, « La guerre des boutons » : quel trésor de guerre quand même !
Et vive la mère « Denis » qui nous a tant vendu sa machine à laver ! Y a pas à dire, la technologie est quand même une belle invention pour nous les Femmes, dit Betty tout sourire.  
Que dire alors des p’tits kilts de Gaultier qui habillent désormais les courbes d’un Homme ?
Cette histoire imaginaire est donc un « tout et son contraire » mais ne dit-on pas que la mode est un éternel recommencement ?

Par Betty - Publié dans : Histoire imaginaire
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