lespetiteshistoiresdebetty

 

  Il était une fois...

le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.


  Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous

pas de coïncidence...

Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /Nov /2008 00:05

« Sois gentil avec tes petits camarades » - « Dis merci à la dame s’il te plait », sont des phrases que l’on a entendues étant enfant. Aujourd’hui, Betty tourne une page et vous entraîne dans un blabla dès plus démodé, passé de mode, oublié, perdu qui sait à jamais ? En fait, elle souhaite vous faire réagir tout simplement. Betty, donneuse de leçon ? Oui et non… Mais elle a une sainte horreur de l’impolitesse et du manque de gentillesse !
Et oui, certains, de nos jours, sont incultes en la matière. Aucun jugement, aucune critique, aucune sanction : juste le ressentiment de prendre la plume et de pencher une pensée. Pour certains, qui sait, sera ressentie comme futile voire débile, ou inutile pour d’autres, mais elle s’en fiche et voilà tout.
L’hiver est une saison de transition à tout endurer : comme le temps annoncé pour les prochains jours c’est-à-dire affreux. Juste pour information, le 13 novembre c’était la journée de la politesse et gentillesse. Une seule journée ? Mais on s’en fiche des journées qui sont inventées pour nous rappeler que nous devons toutes et tous être de bons citoyens : telles, vous savez, la journée de la Femme et celle de la secrétaire. D’ailleurs pense Betty, deux journées, complètement débiles ! Une journée pour la Femme et les mâles alors ? Pas le droit à leur journée ? Ah ben, diront certaines sont déjà assez omniprésents donc si on pouvait les oublier un peu, ce serait des plus jouissifs. NON ! Nous faisons un tout alors pourquoi prendre une journée au hasard sur le calendrier et nous pondre une journée pour les nanas ? Mince alors et les infirmières, les hôtesses, les boulangères et j’en passe, comment cela se fait qu’elles n’aient pas non plus leur journée ? Pourquoi uniquement les secrétaires ? Betty le redit : complètement débiles et sans grand intérêt.  
Tout endurer, plus question ! Ne plus oser dire, c’est fini ! La vraie gentillesse et politesse ne sont pas un art ni un costume qu’on façonne quand l’humeur sonne avec bonheur et dès que la météo annonce un temps couvert. On est gentil, on ne le devient pas. On n’est pas poli mais on peut le devenir. Politesse et gentillesse : tout et son contraire.
Cette sensation peut-être ressentie par chacun de vous à un moment donné : nous faire réfléchir sur politesse/gentillesse tout simplement, sans détour ni retour, telle une girouette en prise de vents contraires. Ne vous méprenez pas à la lecture : Betty n’est nullement énervée ou agacée, elle laisse ses mots courir sur le papier sans mauvaises pensées ni sentence ou mise en garde d’aucune sorte. Cette réflexion porte plutôt sur une expérience donnée lors d'une soirée, que vous avez ou pourriez un jour connaître à votre tour. Qui n’a jamais d’ailleurs voulu s’en faire son cheval de bataille ? Qui n’a jamais osé dire à une personne qu’elle était dès plus malpolie et méchante ? Qui n’a jamais voulu, qui sait, changer de peau et devenir celle-ci ? Qui de vous n’a jamais plaqué verbalement un inconnu par son manque total de politesse à votre égard ?
Qu’y a-t-il d’idiot à être tout simplement gentil ? Rien, absolument rien sinon de vous faire traiter de guimauve alors que c’est le naturel qui parle. Et pourtant, parfois nous devrions nous méfier des contrefaçons, non pas des chaussures et autres objets, mais des gentillesses qui n’en sont pas parce qu’elles finissent mal. Les faux gentils, ceux qui le sont par contrainte, loin de toute sincérité, agissent souvent par intérêt. Se laisser écraser par une tierce personne ne peut que vous classer au rayon de subalterne ou d’esclave. Ce type de position, en retrait, pleine de frustrations à ne pouvoir s’exprimer librement, finit par générer une situation explosive : on encaisse, on encaisse et badaboum c’est le drame. Dans la vie, si vous regardez autour de vous ou lisez tout simplement des faits historiques ou romans, l’esclave finit toujours par se révolter contre son maître, quitte à le regretter amèrement mais aimera au reflet d’un miroir, l’image de son visage.
Qu’y a-t-il de bizarre à être poli ? Rien, absolument rien sinon de respecter l’autre tout en vous respectant vous-même. Dire bonjour, au revoir, comment vas-tu, excuse-moi, passe une bonne journée, un bon week-end, merci, s’il te plait…, est-il passé de mode ? Il sem-ble-rait ! Jetez-vous dans l’arène, faîtes un test et voyez par vous-mêmes que ces mots sont devenus transparents pour certaines personnes. Tout leur est dû et ne se sentent absolument pas concernés à rendre le pareil. L’éducation entraîne une éducation. Si nous n’arrivons pas à nous mettre en ligne, comment réussir à montrer le chemin de la politesse à nos progénitures ? De même avec la gentillesse, cela va de paire bien sûr… Comment arrivera la nouvelle génération à se distinguer et à façonner sa personnalité aux regards des autres mais et surtout pour elle ? 
Savoir faire part à temps de ses griefs est une façon d’être gentil, prévenant et surtout de s’éviter toute radicalité. La gentillesse n’est pas de s’extasier sans cesse, il faut avoir du caractère et dire les quatre vérités mais comme nous vivons tous en société, nous devons mettre des formes bien entendu tout en restant poli. Il ne s’agit pas de blesser et de laisser la bête à terre : certes pas si simple mais sans essayer vous ne pourrez jamais savoir si le chemin était ou non le bon.
Refuser de rentrer dans le moule où on veut vous enfermer, ne plus se laisser dicter sa bonne conduite n’est pas un acte d’héroïsme, c’est poliment et gentiment s’affirmer et laisser percevoir à l’autre son côté gentil mais pas trop bonne poire quand même. Avoir un échange d’opinions sans que cela vous revienne en pleine figure, c’est agréable non ? Et pourtant, Betty n’est pas de celle où elle aimerait vivre dans un monde où l’on s’envoie des fleurs toute la sainte journée. On ne peut se présager de ce qui fait chaud ou non au cœur : chacun est différent et voilà tout.
Mais tendre la main par politesse ou gentillesse ne fait pas de nous des idiots, des benêts. La gentillesse est en nous et doit transpirer aux yeux des autres avec ou sans effet peu importe : l’important est d’être soi-même et si besoin de s’aguerrir parfois à se rebeller tout en restant poli.
La politesse serait de vous demander : « Bonjour, comment allez-vous en ce lundi matin ?
La gentillesse serait de vous dire que Betty ne serait point blessée si vous n’étiez point de son avis.
Humm, quand même… gentillesse tout comme envie : ça fait un bien fou !

Par Betty - Publié dans : Les blablas de Betty
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