lespetiteshistoiresdebetty

 

  Il était une fois...

le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.


  Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous

pas de coïncidence...

Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /Nov /2008 01:29

avec votre nouveau boss !
Dîtes-lui bonjour sans faux-semblant même si parfois cela n’a pas l’air d’être évident, mais on ne pense pas toujours à se présenter tellement on se sent mal dans ses pompes ! Ne soyez-pas timide et  n’hésitez pas à répéter votre prénom à différentes reprises. Car si nous n’avez qu’un nom (le sien) à retenir, lui a ceux de toute l’équipe ! Et quelle équipe de choc… De toute façon, souvent ou presque, il ne vous le montre jamais, mais il est penaud et se sent mal dans son costume trois pièces, acheté la veille pour faire sensation. D’après le p’tit boss de Betty, pire sont les chaussures : à peine formée à son pied, elles tenaillent la cheville et les lacets tressent la peau si délicate de leurs petits petons. De toute manière, d’après lui, le corps est en transe et transpiration et c’est peu de le dire ! Et pourtant on s’imagine que le nouveau boss est si relax dans ses godasses que nous passons parfois pour des illettrés à bredouiller notre nom et à des blondes à gaffer à chaque mot : leur sourire nous font croire tellement de choses…
Laissez-lui le temps de s’installer et de prendre ses marques : oui mais lesquelles ? Celles de virer les plantes vertes au sens propre comme au figuré de son prédécesseur ? N’avez-vous jamais remarqué, enfin pour ceux qui se sont vu élire reine ou roi du changement 100 % de patron, que celui-ci veut absolument se démarquer de l’ancien scribouillard qui avait ses fesses bien ancrées dans son fauteuil ? En parlant de siège : pourquoi le nouveau boss doit-il absolument remplacer son mobilier voire modifier l’aménagement de son espace ? Qui sait, peut-être ressent-il, dès l’ouverture de la porte, de mauvaises ondes ? Oui, effectivement, selon le virement de bord de l’absent, le jeune prodige se dit que chasser les mauvaises ondes serait bénéfique à sa croissance interne ? En tous les cas, la seule chose qui ne bouge jamais, mais alors jamais, c’est le sieur Yucca qui malgré les années passant, lui s’embellit de mille feuilles et de nouvelles écorces sur son tronc. Dans la p’tite boutique de Betty, sieur Yuccas se porte comme un charme et survit, année après année, aux déménagements et chamboulements de toutes sortes.

Confidence pour confidence : sachez que votre nouveau patron a autant, sinon plus d’angoisses que vous : de ne pas être à la hauteur ou de ne pas être apprécié. Donc, essayez de ne pas partir avec des aprioris mais parfois certaines personnes se disent, et en sont convaincues, que la première impression est la bonne. Certes, par l’image que dégage ce personnage présenté comme l’Unique dirigeant qui sera capable de redresser le chiffre d’affaire ou de mettre en avant la société qu’il représente, on peut vous tromper. Doit-il être ciblé, telle une couverture de livre en tête de gondole, à faire vendre ? Mais comme tout à chacun, sans prise de position ou de jugement, les premiers jours peuvent être non naturels mais surjoués et là, the « big" catastrophe : il peut se planter en beauté par sa timidité ou son envie de trop faire pour plaire. Le truc à ne pas faire alors : ne jamais commencer par ragoter ou radoter d’entrée de jeu. Soyez vous-mêmes et sympas, au moins dans un premier temps et si jamais les relations ou rapports (en tout bien tout honneur !) dérapent : dîtes le lui ! De quel genre ? Du genre récupérer les dossiers pourris que vos p’tits collègues ont entassé dans le tiroir de leur bureau car dossiers encombrants et noueux à souhait ou pire, passer plus de quatre heures par jour à photocopier ses dossiers persos ou encore mieux aller, à sa demande, lui préparer et servir un café. Ce sera beaucoup plus difficile à mettre en place des relations saines si vous attendez avant de mettre gentiment les points sur les i.
Qui dit arrivée d’un nouveau boss, dit opportunités rêvées pour repartir du bon pied, aller de l’avant, casser la routine et prendre de l’embonpoint… Vous ne le, la, connaissez pas d’Adam ni d’Eve et bien dîtes-vous que lui non plus ! Donc, c’est le moment pour vous lancer dans des projets à ses côtés, avec son accord bien entendu : ne faîtes pas le rebelle ou votre tête de mule à toutes les propositions de rénovations du service. Pesez le pour et le contre, échanger, dialoguer et si jamais, monsieur est buté, ne faîtes jamais sens inverse : si jamais le cas, quel reflet de votre image dans le miroir ! Désastreux pour le moral et le peps d’aller retravailler le lendemain matin.
Mais bon, n’en faîtes pas des caisses non plus : soyez modérés et consommer avec modération. Cela pourrait de toute façon, tourner au fayotage et donc se retourner contre vous. Faîtes mousser les autres et surtout en surdose : non là Betty rigole… Soyez vous-même tout comme lui, enfin on l’espère à chaque fois et considérez-le comme un être humain. Ben oui : à midi, lui aussi a faim…  
Une dernière p’tite chose : dix façons, oui, mais heureuse Betty ? Faut pas non plus exagérer !

Par Betty - Publié dans : La p'tite vie au bureau
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