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  Il était une fois...

le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.


  Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous

pas de coïncidence...

Mercredi 29 octobre 2008 3 29 /10 /Oct /2008 01:37


Mon slogan, à l’époque des faits était : vaut mieux être accompagné de plusieurs rencontres sans lendemain que par aucune. En tant que collectionneur, j’entendais par une seule femme.

J’avais remarqué qu’au cours de ces soirées dans ce lieu si particulier, dès qu’elles vous avaient mis le grappin dessus, elles ne jouaient plus de leurs séductions, de leurs sex-symbols et que leurs mystères disparaissaient dès la première approche. En jouer, les désirer, les faire virevolter, les pénétrer au sens propre comme au figuré, écraser leurs pouvoirs de séduction, les faire souffrir, me permettait d’être tour à tour leur idole, leur héros, leur ennemi, leur souffre-douleur. Certaines s’en amusaient, d’autres pas et là je découvrais leurs faiblesses et quel pied intégral cela était. J’étais commun, jeune, la trentaine, de milieu professionnel honorable, pas plus beau que laid et pourtant par ma verve et mon sens du tempo à converser, j’étais celui sur lequel les regards s’arrêtaient et les bouches suspendues à mes lèvres s’entrouvraient.

Et ce soir là, à peine sorti du métro et pénétrant mon repaire, je fus rattrapé par mes heures d’errance. Une femme me fixait : une femme aux allures peu communes, aux formes généreuses, au regard qui en disait long du quart d’heure à venir. Elle possédait des modelés pleins et ronds, sans qu’on pût l’accuser de s’être laissé envahir par l’embonpoint et pourtant, recouverte de la tête aux pieds par un imperméable, on pouvait la déshabiller du regard. J’imaginais mes doigts puis ma main toute entière épouser les courbes de son corps et ressentais un paroxysme de convoitise, nuances de désirs et de caresses. Je découvrais alors, que par son éloignement et froideur, l’absolu que recélait mon insatisfaction à la toucher. Plus mes pas se rapprochaient de mon tabouret, plus je m’enivrais de ces lenteurs, qui seconde après seconde, accroissaient mon supplice.

J’étais sa proie et rien qu’à ses déhanchements traversant la salle à la rencontre d'un divan, je devinais que cette créature allait mettre le feu de toutes les manières que se soit, qu’elle allait assouvir une vengeance : la sienne. Son regard ne trompait pas et sa vitalité jaillissait de sa peau. Pourtant, son visage avait des ombres. L’audace de cette femme à me soutenir du regard me déstabilisait. Elle semblait affranchie des appréhensions qui brident la plupart des êtres humains.

Les secondes, puis les minutes et enfin les heures passant, elle n’avait toujours pas bougé de place et moi, si j’avais pu remonter le temps, je n’aurais jamais du accepter le dernier verre, la dernière cigarette et la dernière pelle échangée avec une des greluches du comptoir. J’aurais du fuir, j’aurais du faire marche-arrière, j’aurais du continuer à errer les rues tel un inconnu que l’on peut croiser un soir de déluge. Il pleuvait dehors, je m’en souviens comme si c’était hier et les rares passants ne m’auraient même pas secouru de ce naufrage.

Enfin seul, détournant mes yeux et explorant la pièce, je restais là, cois et béat à la mater, à essayer de deviner ce que ce regard et cette expression du visage pouvaient bien raconter : ses yeux si limpides et pénétrants me brûlaient et consumaient petit à petit mon arrogance et ma supériorité. Et d’un mouvement gracieux et sûr, elle s’avança vers moi : sa démarche légère était ange et son regard foudroyant, démon.  

 

…à suivre
 

« Chronique d’une soirée annoncée »
   septembre 2008

Par Betty - Publié dans : Mise à l'épreuve
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Commentaires

Je te pince là (yes je te flique!) tu vas entendre mon SLOGAN à moi si t'arrive à la bourre tu vas vivre une CHRONIQUE d'une soirée annoncée crois-moi! tu devais déjà être là ou alors comme cette femme par un déhanchement de rêve si je ferme les yeux tu seras là;-) j'averti les amis de Betty que même sous la torture je n'arriverai pas à connaître la fin de cette mise à l'épreuve donc n'insistez pas! le critique dira que c'est la page qui me plait le plus des trois. Je me suis toujours demandé pourquoi certaines personnes avaient non pas un don mais le pouvoir d'imagination comment font-ils pour nous mettre en haleine sur des sujets où moi ou vous pataugeons souvent et je trouve qu'elle l'a bien résumé par "elle semblait affranchie des appréhensions qui brident la plupart des êtres humains". Ressentirais-je un "paroxsme de convoitise"? Ma jolie ce passage cette page est la mieux écrite pour l'instant des trois. VACHE la fin il faut qu'elle soit siouperbe
Commentaire n°1 posté par Fredo le 29/10/2008 à 19h38

Le sens de l'observation est un talent pour certains mais tout le monde peut, au gré des rencontres, des discussions ou des lectures, le ressentir : il suffit de se laisser aller et voilà tout.
Personne, non personne, pense Betty, n'ai bénit ou maudit en héritant de la facilité déconcertante à remarquer les détails qui passent inaperçus pour la plupart des gens. Personne... Il suffit juste de tourner votre tête, ouvrir grands vos yeux et mettre vos oreilles en éveil. Essaie Fredo : pose toi dans un coin et regarde autour de toi, fais comme Betty, imprègne toi du décor et paysage... 
Quelle piplette quand même tu fais ! Tu sais te servir de ta langue, fort bien, fais de même avec tes yeux et le reste de ton anatomie et là tu pourras faire ce qu'il te plait ;-)  

Réponse de Betty le 29/10/2008 à 23h22
Yepyepyepyep! ça sent bon ça sent la fin proche de ce specimen non? bientot en voie de disparition? j'en rêve à demain ma poulette nb si jamias c'est pas ça file moi son adresse j'ai 2 mots à lui dire;-)
Commentaire n°2 posté par Vanessa le 29/10/2008 à 14h05

juste deux mots alors... bye bye p'tite folle;-)

Réponse de Betty le 29/10/2008 à 18h46
alors là je suis bluffée!! je viens de terminer les 3 pages et bien ma foi y a pas à dire Betty mi ange mi démon sait envoyer! J'aime énormément c'est sombre et détestable à souhait. Ce mec est horrible et pourtant si attachant en dernière partie on sent l'inquiétude monter en lui on sent qu'il perd complètement ses moyens que va t-il donc se passer? énervant en plus car il peut y avoir tellement de probabilités pour la fin, va t-elle passer devant lui sans le voir et pour lui ce sera un affront! une qui lui résiste elle a l'air d'avoir de la classe pas comme les greluches (excellent greluche!)qu'il se tape à tout va. Certains lecteurs pourraient penser que cette nouvelle fait tâche dans le paysage de Betty mais c'est ça qui est toujours aussi bien on ne sait jamais où elle va nous emmener! Chaque jour il y a une improvisation une surprise à la clé et on a envie d'y revenir juste par curiosité puis on s'attache. Tu sais parfaitement mener ce monde et oui car c'est le tien! bisous et vite vite à demain
Commentaire n°3 posté par Katy le 29/10/2008 à 13h16

Repasse demain... bise Katy & merci pour tout ceci

Réponse de Betty le 29/10/2008 à 18h32
ENFIN ! cio bellissima
Commentaire n°4 posté par Virgule le 29/10/2008 à 10h20
Bonjour Betty, excuses moi si je ne fais pas de grands commentaires mais je suis plus dans la lecture de ton récit, désireux de connaître la suite et.... la conclusion pour ne pas me perdre dans mes propres réflexions! Bisous
Commentaire n°5 posté par L'Enchanteur le 29/10/2008 à 08h42

Ne t'excuse surtout pas, une lecture parfois n'a point besoin de commentaire, si celle-ci te coupe le souffle ou te laisse dans un tout autre état ;-) bonne soirée à toi faîte d'imaginaire

Réponse de Betty le 29/10/2008 à 18h31
 
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