lespetiteshistoiresdebetty

 

  Il était une fois...

le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.


  Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous

pas de coïncidence...

Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /Oct /2008 00:06

Il y a celles ou ceux qui profitent des week-ends, de leurs vacances et de leurs temps-libres pour : se reposer, dormir, se balader, aller au ciné, jardiner, cesser de fumer, faire régime ou encore pour se remettre à lire où commencer tout court. Et puis, il y en a d’autres qui se passent d’internet.
Quelle folie ! Qui sont-ils ? : Nous, vous, Betty, branchés depuis leurs mondes, pour certains, vingt-quatre heures sur vingt quatre, d’autres par tranches horaires, ou encore par passion, en fonction de leurs envies, possibilités et enfin, par manque…
Avez-vous déjà essayé de faire une cure de connexion, de résister à une borne Wifi, de faire exprès d’oublier votre p’tit pc portable ? Betty, elle, a été sommée de laisser son p’tit ordi, le temps d’un week-end, celui de vivre du bon temps, afin de s’évader, de se vider la tête, penser à autre chose, se laisser vivre, respirer autre que les ondes virtuelles. Bon, elle n’est pas si accro que ça du clavier, plutôt des cahiers : pourtant, elle a écouté la voix de la raison et a filé chez le libraire, pour y acheter quelques délicieuses pages de papier mâché, en se disant qu’ils allaient la satisfaire le temps de ces deux jours. Un week-end c’est l’exotisme de partir et de dénicher un autre p’tit paradis : la rupture avec le quotidien qui vous consume petit à petit, qui vous enferme entre quatre murs sans teint et qui vous étouffe…
Pas de voiture, mais un vélo
Plus de télé, mais la radio
Plus de siège de bureau, mais un transat
Plus de tajine, mais des plats de crustacés sans mayonnaise, juste le bon p’tit goût iodé qui ravivent vos papilles
Plus d’e-mail, mais les bonnes cartes postales d’antan
Plus de tenue chic, mais son vieux jean bien usé qui fait scandale à chacune de ses sorties
Et la conclusion de tout ceci : une certaine libération de ne plus être connectée au réseau, de ne plus laisser ses p’tits doigts courir sur le clavier, ne pas se demander si quelqu’un pense à vous ou pas, de se désabonner temporairement de la musique virtuelle, ne plus répondre aux nombreux ou pas courriers virtuels de ses amis ou fidèles passagers.
Tout simplement, se dire qu’elle n’est pas si irremplaçable que cela et éteindre la bécane. Et puis, faire sa p’tite valise : y déposer les livres qui boudés depuis quelques temps, vont enfin prendre l’air et se sentir aussi aimés ; le jean ; la brosse à dents et son pote le dentifrice ; le col roulé noir qui sert pour toutes les occasions (les nuits commencent à être fraîches dîtes) ; la p’tite nuisette roulée en boule tellement légère ; le baume à lèvres et le tour est joué : reste à franchir le cap de couper le son à son ordi et voilà, arrêt sur image : Betty et Choupi, cheveux aux vents, chantant à tue-tête se sont déconnectées de leur quotidien.
Arrivées sur les lieux de la villégiature, c’est le paradis : un autre, mais c’est le pied intégral. Une maison bordée de pins, sans prises connectiques, loin de tout et le bonus : le transat est là, amarré aux arbres. Betty se sent libre, légère : l’air est vivifiant, les oiseaux chantent, les livres sont ses seuls amis du moment et elle s’évade le temps de la journée dans les histoires des héros. Son imagination vagabonde et s’imprègne des mots et des images que reflètent les pages d’écriture. Le soir venu, elle essaie de percevoir derrière les volets fermés, un bruit, un son, une lumière quelque chose qui lui rappellerait qu’elle ne peut être, seule au monde. L’angoisse l’envahit. Un sentiment de manque : celui de pouvoir se lier au monde virtuel, de prendre connaissance de ses e-mails ou de répondre à une invitation. Elle fait le point : rupture, déconnexion, désintoxication, stop aux migraines ophtalmiques, mauvaises ondes, à bas l’aliénation : vive la liberté et le déjeuner familial qui s’annonce le lendemain.
Elle aurait pu quand même s’installer à l’hôtel : au moins, elle aura pu parler à la patronne et elle l’aurait aidée dans sa cure par les histoires croustillantes déroulées dans ce lieu. La nuit se passa, malgré ce ressentiment et au petit jour, chevauchant son vélo pour se taper un p’tit déjeuner en terrasse et revue de presse oblige, son regard fut attiré par le diable en personne, son nom : Cybercafé. D’autres camés en manque consultaient fébrilement des pages et des pages de leurs boîtes ou tout simplement juste par le besoin incompressible d’aller chatouiller la toile.
Trop de monde : en manque, non de connexion, mais d’intimité, Betty est restée planter là, à se demander si elle était, est et pourrait devenir cette image d’une droguée en manque de wifi, de mac, de cyber, d’internet, de gogo, d’arobases…
L’image que lui reflétait la vitrine l’a épouvantée. Elle ne pouvait être de celles ou ceux qui ne peuvent se débrancher le temps : d’un baiser, d’une nuit d’amour, de sensations musicales, de toiles cinématographiques, de balades à vélo, de lectures, de conversations réelles, de farniente au coin du feu, de dégustations sans onde… Deux jours, deux malheureux petits jours : et voilà qu’elle aurait pu succomber si rapidement.
Certes, ses amis et passagers lui ont manqué, mais ravie, oui, ravie, dès son retour de remettre en connexion son p’tit pc qui, lui a survécu, sans problème. Pour dire la vérité, elle s’est faîte un monde de cette cure alors que ce week-end là, aucun message sur sa boîte n’est venu…

Note de Betty : faits imaginaires basés sur des lieux réels… 
Pour les accros : un p’tit truc super tendance qui vous reliera au réseau où que vous soyez : ce tee-shirt détecte pour vous les réseaux wifi : http://www.thinkgeek.com/tshirts/illuminated/991e/     Alors tentés ? 

 

Par Betty - Publié dans : Les blablas de Betty
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