lespetiteshistoiresdebetty

 

  Il était une fois...

le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.


  Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous

pas de coïncidence...

Mercredi 23 avril 2008 3 23 /04 /Avr /2008 00:05

Paroles « à la volée » et écrits des p’tits chérubins sur tableau noir…

« Une journée d’avril aux champs »

Par ce beau mercredi d’avril, nous allons au verger, là bas, sur le flanc de la colline. Le chemin ondule à mi-côte entre les poiriers et les pommiers qui montent et les champs qui descendent. Partout le travail presse, après les averses et les giboulées de mars.

Tout le monde est aux champs. Derrière les maisons et aux lisières du village, les femmes et les enfants s’activent dans les jardins. On étale le fumier, on bêche les derniers carrés, on ratisse, on sème et on plante.

Dans les vergers déjà taillés, les petites charrues ouvrent le sillon de la terre. Le tracteur peine à gravir la pente alors les hommes achèvent le labour à la houe, quel dur travail !

Dans les emblavures d’automne, le jeune blé verdit. Paul, l’ouvrier de la ferme, y promène son lourd rouleau qui tasse la terre autour des racines, puis les mancherons aux poings, achève de retourner le carré voisin. Le tracteur reprend son chemin et les mottes grasses luisent derrière la charrue.

Aux prés, il ne suffît pas d’attendre que l’herbe pousse. Le troupeau noir et blanc des vaches de la ferme est déjà dans son champ. Paul tape sur les piquets et retend les fils de la clôture, puis cure le fossé et l’abreuvoir. A grands coups de râteau, il éparpille la terre des taupinières.

Là-bas, au-dessus de la forêt qui verdoie, montent des fumées bleues. Les bûcherons achèvent le nettoyage de la coupe et font flamber les broussailles. Ils empilent les derniers rondins, pendant que les charretiers et les tracteurs tirent sur le chemin les troncs des hêtres et des chênes.

Au verger, les pruniers et poiriers précoces sont fleuris. Les cerisiers déploient leurs bouquets et vont les suivre. Mais les pommiers les plus prudents, attendent en gonflant leurs bourgeons. Paul a décidé après les travaux des champs, cet après-midi de débiter les poiriers morts, puis boucher dans la haie le trou qui tente les maraudeurs, resserrer autour des jeunes arbres le lien des tuteurs. Les dernières greffes ont bonne mine. Leurs yeux attendent que la sève montante les réveille.

Le ciel est bleu. De gros nuages blancs s’y promènent lentement. Une pie invisible jacasse, puis s’envole, une brindille au bec. Elle aussi travaille mais que dit donc la pie lorsqu’elle jacasse ? 

Betty et ses p’tits amis vous le demandent ! Si le cœur vous en dit, on vous invite à l’Episode 3 qui clôture cette fabuleuse rencontre et aventure…

Par Betty - Publié dans : Histoire imaginaire
Voir les 11 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés