lespetiteshistoiresdebetty

 

  Il était une fois...

le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.


  Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous

pas de coïncidence...

Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /Mars /2008 00:05

Chaque livre a son histoire : il naît, il vit, il meurt ou passera une retraite bien méritée dans une bibliothèque, bien au chaud et à l’abri des intempéries.
Le livre vit entre vos mains qui le feuillettent, sous vos yeux qui le déchiffrent. D’où vient-il ? De la librairie, de la bibliothèque municipale, oui mais auparavant il a fait un grand voyage, dans un pays où l’on parle un langage curieux. Betty vous invite et à se joindre à elle pour ce voyage étrange de la naissance d’un livre.
L’auteur porte son manuscrit à « Monsieur » l’éditeur. Ils choisissent ensemble les dimensions du livre (le format), le dessin des lettres (les caractères), le papier, plus où moins épais, mat ou glacé comme pour le développement de photographies. Le manuscrit s’en va alors à l’imprimerie. Quel beau métier quand même, être à l’origine d’un livre, non son créateur mais son sculpteur ! Là, l’imprimeur, ce magicien, compose des lignes et des pages. Il fait des essais et vérifient si aucune faute d’orthographe ou d’impression ne se sont insérées dans les lignes. Elles sont bien entendu corrigées quoique certaines fois, le petit lecteur que nous sommes, détecte quelques anomalies d’utilisation de la grammaire et de conjugaison mais pour mieux s’en convaincre, court chercher son « Becherel » pour vérifier. 
Puis l’auteur donne le « bon à tirer », le nombre d’exemplaires qu’il pense « sérieusement » vendre et mettre en tête de gondole chez les libraires. La presse, (la machine qui donne vie aux pages du livre), imprime toujours en recto-verso, peu de paragraphes sont imprimés que sur le recto ou verso mais cela peut paraître bizarre mais Betty trouve que cela donne au livre une certaine fantaisie !
Ca y est la feuille existe ! Elle est pliée puis rejoint ses p’tites copines qui sont tour à tour reliées les unes aux autres par l’imprimeur qui les coud et les assemble et donne pour finir un cahier. Avec une simple couverture de papier, le livre est brodé. Avec un bel habit de toile ou de cuir, des ornements, le livre est relié. La couverture composée de carton donne la solidité car tellement secoué dans tous les sens, le livre doit être costaud !
Quelle est son image ? Le livre fermé montre ses plats, son dos et ses tranches. La première page reste blanche. Pourquoi, pour les dédicaces bien sûr pour ceux qui auront la chance d’en avoir une un jour… On l’appelle la page de garde « en garde, prêt, aller » ! La suivante porte le titre, celui qui par l’accroche doit ou non nous charmer, puis le nom de l’auteur, celui de l’éditeur et son adresse, parfois la marque de la maison d’édition. Maison d’édition… humm fait rêver Betty, un rêve oui un joli rêve.
A la fin du livre, la « Table des matières » vous présente, tel un film, les chapitres de votre voyage, puis le nom de l’imprimeur, « notre magicien d’Oz » et la date de l’impression de notre cher ami, le livre.
Dîtes, sincèrement, saviez tout cela ou alors, vous ne regardez jamais votre livre et les pages qui le composent ? Par exemple, à l’école, on peut imaginer que la plupart des élèves ne connaissent pas le nom de l’imprimeur. A quoi bon se disent-ils ? A quoi cela peut nous servir ? Tout simplement le pense Betty, a lui rendre un p’tit hommage, juste comme ça ou encore à penser au magicien, qui par sa technique, son imagination et sa créativité, vous a donné l’envie de vous saisir du livre en rayon. Par sa couleur, sa couverture, son odeur, ses broderies, ses reliures, ce livre vous fait tout simplement craquer !
Que de jolis mots « imaginaires » à la lecture mais bien réels pour le déroulement de l’histoire. Dans ce monde on y rencontre des mots non lus tels que : « italique », « astérisque », « virgule », « point ».
Par le choix de vos lectures, vous tenez entre vos mains, un fascicule, un tome, un tract, un album, une revue, un périodique… Et si, vous héritez ou dénichez un « vieux livre », un « trésor caché », vous vous émerveillerez devant le « signet » c’est-à-dire un marque-page, tout de soie fanée. On le prend entre deux doigts, délicatement pour ne pas le froisser, et d’un geste gracieux on marque la page où nous sommes arrivés ou en fin de chapitre telle une escale lors d’un voyage. L’utilisation d’un marque-page est impérative. Est considéré comme un CRIME de corner les pages d’un livre. Betty, prêteuse, ne peut supporter de remettre ses p’tits livres, bien au chaud dans sa p’tite bibliothèque avec les pages cornées. SACRILEGE ! Et par deçà, la conséquence est irrémédiable : le nom de la personne est radié à jamais sur sa liste de « prêt ».

Les livres vieillissent, puis meurent en fonction de chaque individu. Les uns s’endorment tranquillement sur les rayons d’une bibliothèque, dans la poussière des greniers pour y être à nouveau redécouverts, sont stockés chez les bouquinistes en quête de… Puis d’autres s’en vont en fumée…
Betty vous dit que tout livre doit être respecté. Imaginez leur vie fatigante et brève, tous les jours sont à la peine entre vos mains qui ne sont pas toujours adroites, attentives ou propres.
Comment Betty sait tout ça ! En premier lieu, par sa passion des livres et puis grâce à un fournisseur de sa p’tite boutique, elle a eu la chance d’aller visiter une imprimerie. Visite guidée et par gentillesse l’imprimeur a immortalisé quelques pages de ces cahiers secrets… Oui, mais Betty lui a bandé les yeux, non mais même pour ce magicien aucune faveur, aucun privilège !

Par Betty - Publié dans : Passions
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