lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
nouvelle vague, vie, année...
lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
« Embarqué » dans son adolescence, bien malgré lui, pour le paradis des îles, ces destinations vont révéler sa sensibilité, l’éveiller à la poésie de la mer, du soleil et de l’exotisme… et il nous délivre dans « Les Fleurs du mal », tout son ressentiment contre son enveloppe corporelle malade et son esprit, ce qui nous laissera des mots plus que douloureux à lire, à entendre et à percevoir : « Je me tue parce que je suis inutile aux autres et dangereux à moi-même. Je me tue parce que je me crois immortel et que j’espère… ».
Betty, sensible à ces « fleurs », si chères et particulières à son cœur et par les écrits de Charles, vous laisse, chers lecteurs, paisibles pour cette douce journée qui s’annonce, et par cette « invitation au voyage », qui sait, pense que vous vous retrouverez en ces mots…
Charles BAUDELAIRE
« Les Fleurs du mal » Recueil
18 poèmes 1er juin 1855
« Les Nouvelles Fleurs du
mal » - 31 mars 1966
L’invitation au voyage
Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l’ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
A l’âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l’humeur est vagabonde
C’est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu’ils viennent du bout du monde.
Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D’hyacinthe et d’or
Le monde s’endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Le mois préféré de Betty...
Coups de théatre