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  Il était une fois...

le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.


  Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous

pas de coïncidence...

Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /Fév /2008 00:11
Betty ressent, ce matin, en phase de vous inviter à un étrange voyage, celui qu’elle partage avec Charles... 

« Embarqué » dans son adolescence, bien malgré lui, pour le paradis des îles, ces destinations vont révéler sa sensibilité, l’éveiller à la poésie de la mer, du soleil et de l’exotisme… et il nous délivre dans « Les Fleurs du mal », tout son ressentiment contre son enveloppe corporelle malade et son esprit, ce qui nous laissera des mots plus que douloureux à lire, à entendre et à percevoir : « Je me tue parce que je suis inutile aux autres et dangereux à moi-même. Je me tue parce que je me crois immortel et que j’espère… ».

Betty, sensible à ces « fleurs », si chères et particulières à son cœur et par les écrits de Charles, vous laisse, chers lecteurs, paisibles pour cette douce journée qui s’annonce, et par cette « invitation au voyage », qui sait, pense que vous vous retrouverez en ces mots… 

Charles BAUDELAIRE

« Les Fleurs du mal »  Recueil 18 poèmes 1er juin 1855
« Les Nouvelles Fleurs du mal » - 31 mars  1966  

L’invitation au voyage  

 Mon enfant, ma sœur,
 Songe à la douceur
 D’aller là-bas vivre ensemble 
 Aimer à loisir,
 Aimer et mourir
 Au pays qui te ressemble !
 Les soleils mouillés
 De ces ciels brouillés
 Pour mon esprit ont les charmes
 Si mystérieux
 De tes traîtres yeux,
 Brillant à travers leurs larmes. 
 
 Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
 Luxe, calme et volupté.
  
 Des meubles luisants,
 Polis par les ans,
 Décoreraient notre chambre 
 Les plus rares fleurs
 Mêlant leurs odeurs
 Aux vagues senteurs de l’ambre,
 Les riches plafonds,
 Les miroirs profonds,
 La splendeur orientale,
 Tout y parlerait
 A l’âme en secret
 Sa douce langue natale.
  
 Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
 Luxe, calme et volupté. 
 
 Vois sur ces canaux
 Dormir ces vaisseaux
 Dont l’humeur est vagabonde 
 C’est pour assouvir
 Ton moindre désir
 Qu’ils viennent du bout du monde. 
 Les soleils couchants
 Revêtent les champs,
 Les canaux, la ville entière,
 D’hyacinthe et d’or 
 
 Le monde s’endort
 Dans une chaude lumière.  
 Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
 Luxe, calme et volupté. 

Par Betty - Publié dans : Lecture
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Commentaires

le post précédant aussi va en troubler plus d'un
Commentaire n°1 posté par Le frelon sans option le 11/02/2008 à 23h31

mais non!

Réponse de Betty le 11/02/2008 à 23h35
j'ai le c-l bordé de nouille
Commentaire n°2 posté par le frelon le 11/02/2008 à 23h29

Quelle image gracieuse...

Réponse de Betty le 11/02/2008 à 23h34
Mon précédant post en aurait il troublé plus d'un ?
Commentaire n°3 posté par le frelon le 11/02/2008 à 17h09
Désordre... tourment... bouleversement...
;-) allez, Betty file dans son bain !

Réponse de Betty le 11/02/2008 à 20h40
Ah baudelaire; toute ma jeunesse. Faudrait que je farfouille dans ma bibliothèque magique afin que je retrouve cet original introuvable des fleurs du mal ...
Commentaire n°4 posté par le frelon le 11/02/2008 à 17h08

Magique!

Réponse de Betty le 11/02/2008 à 20h35
Le Frelon troublé par Charles, ça c'est un scoop! L'idée me plait...
Commentaire n°5 posté par Dominique B. le 11/02/2008 à 13h50
Le Frelon, que l'on sait voyageur, sera-t'il sensible à la poésie? Sous sa carapace (je sais une carapace pour un frelon c'est pas top!), se laissera-t'il troubler? Peut-être pour Betty...
Commentaire n°6 posté par Le Hanneton le 11/02/2008 à 07h12
 
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