lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
nouvelle vague, vie, année...
lespetiteshistoiresdebetty
Il était une fois...
le p'tit grain de folie de Betty mi-ange, mi-démon.
Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous
pas de coïncidence...
Première saison - 2008
Ce récit raconte l’histoire et la passion authentiques de Monsieur Charles.
Tout
homme possède un double, un alter égo : sa propre personne, telle que son imagination aime la concevoir.
Or ce jour là, un certain jour de 2000, le miroir de sa salle de bains lui renvoyait effectivement la meilleure image de lui-même à l’époque des faits.
Envie de construire quelque chose, de donner aux autres de son attention, il s’en est allé vers sa passion : le sport.
Donc satisfait de son image, il s’est aventuré arpentant les rues et ses pas se sont arrêtés là, devant une salle obscure ou il pouvait, il le pensait, apporter un peu de sa lumière.
Il se retrouva devant la cage d’une charmante caissière qui le salua d’un « bonjour » Monsieur. Ses galons d’uniforme devaient indiquer clairement qu’il était l’image de quelqu’un d’important. « Les Français sont comme ça : ils ont tendance à tout surestimer, sauf leurs femmes, leurs vins et surtout leurs artistes. »
Puis annonçant de sa voix grave qu’il souhaitait s’inscrire au club, la caissière entra dans le bureau qui se trouvait derrière elle, en ressortit quelques instants plus tard en arborant un sourire satisfait et lui tendit sa carte d’adhésion au club.
Ca y est, il était dans la place, petite soit-elle, mais le premier pas était fait… Il se voyait déjà sous les feux de la rampe.
Il avait répondu avec franchise à toutes les questions qu’on lui avait posées et s’était soumis aux tests de manière le plus honnêtement possible.Après remerciement à cette gentille caissière qui lui assura son concours pour le bon déroulement de son adhésion, il partit en se jurant que cette passion et carte d’adhérent allaient le pousser à faire son premier coup.
Certes il n’était pas plus volleyeur que Lancier du Bengale, il
était un imposteur et se livrait à son occupation favorite : faire passer sa passion à de braves gens, puissance dix. Et au fil du temps, il s’y est pris au
jeu… Il s’est ouvert à ce club et aux gens qui le compose et s’est dévoilé gentleman-joueur.
Pourtant, avant de se poser, il avait festoyé dans toutes les villes françaises, s’était fait griller la peau sur toutes les plages huppées, avait pris du bon temps. Cela n’a toujours pas été une vie de tout repos et s’il n’avait pas vécu avec le doigt posé en permanence sur le bouton du siège éjectable, il n’en avait pas moins usé des dizaines de paires de baskets à se faire la malle, à filer à l’anglaise, par un tas d’entrée de service, de passerelles d’incendie et de toits accueillants.
En plusieurs années, il avait abandonné ici et là, plus de costumes
que les hommes normaux n’en usent dans toute leur existence. Il avait été plus glissant qu’un escargot imbibé de beurre descendant dans le gosier d’un goinfre qui n’en est pas à sa première
douzaine. Il avait du oublié sa période post-pubertaire, le monde des filles… Celles qui avaient attirées son attention, d’un mouvement de
buste, d’un clin d’œil, d’un frétillement de l’arrière train, tous ces « je-ne-sais-quoi », qui lui faisaient perdre les pédales.Oublié
ces créatures soyeuses, douces, chaudes, câlines et sentant délicieusement bons… Le plus marrant, c’est qu’il ne s’est jamais considéré
comme un déserteur. Ses employeurs l’avaient décrit, à maintes reprises, comme l’un des plus futés créateurs d’outils, le grand champion de
l’invention. Pourtant il n’en avait pas conscience de son intelligence, de sa loyauté envers ses paires malgré toutes ses tentatives de
déstabilisation et si le jour venait, il se voyait « pincer » voire que l’on ne lui décernerait point de prix pour ces articles mais
plutôt qu’on l’expédierait à l’ombre en quatrième vitesse, et bien, lui, il s’en fichait éperdument.
Mais tout cela s’est matérialisé juste par le fait de s’être posé à Lille. Certes, ce n’était pas précisément le bout du monde, mais il estimait qu’il
s’agissait là d’une rampe de lancement acceptable.
Après avoir traîné quelques semaines sur les gradins des supporters, il avait suffisamment goûté au
sirop pour devenir un petit débrouillard honorable pour ses congénères.
Alors ce fut pour lui, le temps de dévoiler son jeu, mettre en forme ses idées, ses avis et par le biais d’un journal, il mit en œuvre la création d’un
échange entre sa passion et les supporters de ce club qui l’avait si bien accueilli. Lui, l’aventurier au long passé, allait devenir
rédacteur et charmeur… Reprendre le cours de sa vie, revivre sa période post-pubertaire, continuer son maniement des outils. Donc que de mieux que créer un journal sur le monde du sport féminin, un sport de contact qui l’intéressait
vraiment.
Les femmes sont devenues au fil des jours, une obsession, une joie de vivre, une passion et il n’en avait jamais assez. Il s’éveillait et s’endormait en
pensant aux filles, toutes belles à vous couper le souffle, sur le terrain ou au vestiaire, pendant l’entraînement ou en championnat. Ces
femmes si belles, immortalisées sur les photographies prises à l’improviste.
S’il lui fallait trouver une excuse pour justifier ses actes répréhensibles, il se prenait alors à cibler les commentaires des gens qui se font du
cinéma pour trois fois rien.Face à telle ou telle situation, il savait au fond de lui alors, ce qui est bien et ce qui est mal et le bon sens
faisait le reste. Il estimait que l’instinct de compétition obscurcit la raison.
Bref au fil de ses articles, il se trouvait, par le simple fait des remerciements à son encontre, tout simplement génial mais modeste. Il se sentait en
joie mais par la raison, il était bien entendu en mesure de comparer l’euphorie qui l’envahissait, par exemple avec celle que ressent un buveur qui a honoré la divine bouteille.
Pour lui, ce n’est pas ce qu’un Homme possède, qui est important, mais ce qu’il est vraiment et lui, oui, le savait profondément, ce qu’il était. Un
simple passant, peu important d’être honoré voire remercié mais un passant donnant du bien aux autres. Son but précis n’était pas de réussir dans quelque domaine que se soit, et s’il le fallait, se faire déloger
serait alors situation normale, que mieux ressentiment que de partager.
En guise d’épilogue, alors que devons-nous lui souhaiter à la frontière de cette nouvelle année ? Et oui, même le plus rusé des renards, ne peut échapper à la meute.
Qu’il fasse toujours preuve de ruse et d’intelligence dans ses commentaires, qu’il soit de plus en plus flamboyant que discret ?
A vous lecteurs de nous écrire l’avenir « 2008 » de Monsieur Charles, ou alors par un commentaire serait-il à même de nous conclure cette épilogue ?
Le mois préféré de Betty...
Coups de théatre